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Trudeau salue un «leader plus grand que nature»

Régys Caron | Agence QMI 

Justin Trudeau a profité de l'ouverture du Sommet de la francophonie à Madagascar pour à la fois souligner la mort de l'ex-dictateur Fidel Castro et sermonner les pays qui bafouent les droits des femmes et des minorités sexuelles.

«C'est avec une grande tristesse que je viens d'apprendre le décès de Fidel Castro, un ami de longue date du Canada et de ma famille, a dit M. Trudeau à l'amorce de son discours. Les liens qui unissent nos deux pays sont forts (...) Nous offrons nos plus sincères sympathies à la famille Castro et au peuple cubain.»

Après ce court hommage au dictateur qui a fait emprisonner des milliers de Cubains pour leurs opinions politiques, le chef du gouvernement canadien a livré un vibrant plaidoyer en faveur des droits des femmes, des homosexuels et des personnes transgenres.

«Trop souvent encore les droits des femmes sont bafoués. Des femmes et des filles sont victimes de violences physiques et sexuelles. Elles se voient mariées souvent en bas âge sans leur consentement», a-t-il dit.

«L'accès à l'avortement sécuritaire leur est interdit; elles sont soumises à des mutilations génitales, c'est assez», a martelé M. Trudeau dans son discours prononcé à l'ouverture du Sommet à Madagascar.

Le chef du gouvernement canadien évoquait notamment l'excision (ablation du clitoris), une pratique toujours en usage à l'endroit des jeunes filles dans certains pays africains. «Il n'existe aucune excuse pour de telles violations de leurs droits fondamentaux», a sermonné le premier ministre.

Justin Trudeau passait ainsi un message à l'intention de pays où les femmes sont assujetties à la volonté de leurs pères, de leurs maris et de leurs frères. «C'est pas juste les femmes qui doivent lutter pour leur égalité, les hommes doivent se lever pour défendre et promouvoir les droits des femmes», a-t-il mentionné.

Droits et libertés

Puis, le premier ministre du Canada a évoqué les droits des homosexuels et des autres personnes marginalisées en raison de leurs orientations sexuelles.

«Puisqu'on est entre amis, on va se dire les vraies choses. Ici, on aime parler des droits et des libertés. Les membres des communautés lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre souffrent dans trop de pays incluant certains membres de la francophonie. On doit à nos citoyens LGBT le même respect, les mêmes droits et la même dignité qu'à tous les autres membres de la société.»

Le Canada est aussi représenté au Sommet de la francophonie par les gouvernements du Québec et du Nouveau-Brunswick. L'Ontario, qui compte 600 000 francophones, demande à intégrer l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) comme membre observateur. «L'Ontario apportera certainement une contribution importante, le Canada appuie fermement sa candidature et enjoint les membres de l'OIF à faire de même», a dit M. Trudeau.

L'ex-gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, est aussi présente à titre de Secrétaire générale de l'OIF.

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