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Une déclaration «déformée», selon Stéphane Dion

TVA Nouvelles

La déclaration de Justin Trudeau au sujet de la mort de Fidel Castro a été «déformée» et c’est ce qui serait à l’origine de la controverse entourant les propos du premier ministre au cours de la fin de semaine.

C’est du moins ce que croit le ministre canadien des Affaires étrangères, Stéphane Dion. En entrevue à Mario Dumont, M. Dion a expliqué que son chef ne s’en était tenu qu’aux faits.

«Dans sa déclaration, il souligne un fait. Il ne dit pas que c’est une bonne chose. Il souligne que c’est un personnage qui a marqué le 20e siècle du fait qu’il a eu une longue durée. Il ne s’en félicite pas.»

«Si vous regardez la réaction de la plupart des dirigeants à travers le monde, les commentaires ont été en général positifs. On a essayé de sortir des années Castro ce qui s’est fait de bien, d’insister là-dessus, et c’est très courant quand quelqu’un décède parmi nos proches on essaye surtout d’insister sur ce qui est positif», a ajouté le chef de la diplomatie canadienne.

 

Samedi, Justin Trudeau a profité de l’ouverture du Sommet de la francophonie à Madagascar pour rendre un hommage à l’ex-dictateur cubain qui s’est éteint quelques heures plus tôt. Le premier ministre avait alors qualifié Castro d’«ami de longue date du Canada et de [sa] famille».

Selon Stéphane Dion, le premier ministre est «déterminé à aider les Cubains à se réconcilier pour avoir une société démocratique qui respecte les droits de la personne».

 «Le Canada n’a jamais suivi cette politique américaine. Tant sous les gouvernements conservateurs que libéraux, on a estimé que c’était une mauvaise idée et qu’on travaillerait avec Cuba, pas parce qu’on approuvait son régime, on voulait la démocratie pour Cuba, mais parce qu’isoler un pays est rarement une bonne solution», a souligné le ministre des Affaires étrangères en référence à l’embargo américain contre Cuba.

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