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Le fédéral ne doit pas abandonner les réfugiés

Guillaume St-Pierre | Agence QMI

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Des sénateurs s’inquiètent de voir des réfugiés syriens sombrer dans la pauvreté et le désespoir si le fédéral cesse de leur venir en aide, un an après leur arrivée au pays comme cela est prévu.

La vaste majorité des quelque 35 000 réfugiés sont débarqués au Canada de novembre 2015 à janvier 2016. Pour bon nombre d’entre eux, les programmes fédéraux destinés à leur réinstallation tirent donc à leur fin.

Afin d’éviter qu’ils ne tombent directement dans le filet social des provinces, un comité du Sénat a recommandé au fédéral, mardi, de bonifier son aide, notamment pour la formation linguistique.

«Nous devons poursuivre nos efforts en vue d’intégrer ces réfugiés à la vie canadienne, a déclaré en conférence de presse le sénateur Thanh Hai Ngo, lui même un réfugié vietnamien arrivé au Canada en 1975. Les cours de langue représentent un des besoins fondamentaux auquel il faut répondre.»

«Il est essentiel de parler français ou anglais pour trouver un emploi à la mesure de ses compétences, a-t-il ajouté. Sinon, ils seront isolés.»

Dans le but d’augmenter la participation des femmes, des services de garde durant les heures de cours de langue devraient aussi être offerts, ont soulevé les sénateurs dans un rapport.

Sur le terrain, les membres du comité sénatorial ont aussi constaté que des réfugiés souffrant de problèmes de santé mentale en raison des traumatismes qu’ils ont pu vivre n’ont pas accès aux ressources appropriées.

Les longs délais pour obtenir des traitements et le manque de psychologues parlant l’arabe figurent au nombre des «barrières» à leur intégration sociale.

Les sénateurs ont aussi déploré que le gouvernement fédéral facture des intérêts aux réfugiés sur les prêts de voyage.