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Les alcootests personnels ne sont pas calibrés efficacement

En pleine période de partys de bureau et du temps des Fêtes, l’utilisation des éthylotests personnels peut seulement donner une indication de votre taux d’alcool et non votre taux exact puisque votre appareil n’est généralement pas calibré à la perfection.

«Le but des alcootests est de donner une meilleure décision aux utilisateurs. Si la couleur rose apparait sur votre éthylotest, mieux vaut arrêter de boire», explique Stéphane Maurais d’Alco prévention Canada.

Appelé à se défendre après l’échantillonnage de CAA-Québec et Protégez-vous, M. Maurais réaffirme qu’il y a quatre appareils qui donnent le même résultat que les policiers. Il y a plus de 100 millions d’unités vendues dans le monde. Pour obtenir les normes, les testeurs prennent 1000 alcootests et en mettent 300 de côté.  Ils vont les faire souffler avec une solution de 0,08. S’il y a un alcootest dont la couleur ne change pas, la certification n’est pas donnée».  

Il ajoute que 10 000 tests ont été réalisés lors des partys de bureau au cours de la semaine dernière. Au total, 40% des gens étaient au-dessus de la limite permise et la moitié d’entre eux ne se doutaient pas qu’ils avaient atteint et même dépassé la limite.

CAA-Québec catégorique

Annie Gauthier du CAA-Québec est catégorique quant aux alcootests personnels achetés en vente libre.

«Un alcootest personnel ne peut rivaliser avec celui d’un corps policier. Un des participants est arrivé avec son propre alcootest sans être calibré et avait de mauvais résultats. Il aurait fallu refaire la calibration», explique-t-elle.

L’enquête de CAA-Québec et Protégez-vous a été réalisée avec six participants sous la supervision du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du ministère de la Sécurité publique du Québec.

«Il est vrai que des alcootests présentent des résultats similaires, par contre, ça demande une rigueur de calibration», ajoute Mme Gauthier.

Le CAA-Québec ne recommande en aucun temps ces produits parce qu’il y a plusieurs zones grises. «Ils ne sont pas assez sécuritaires.  Les gens tiennent les résultats pour acquis et pourraient être induits en erreur.  L’alcool n’est pas une science exacte», conclut CAA-Québec.