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Tir groupé sur le chef de la CAQ

Régys Caron | Agence QMI

YVES CHARLEBOIS / AGENCE QMI

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, entache la crédibilité de son parti en déclarant qu'il entend faire payer les riches pour soulager les démunis, croient ses adversaires politiques.

«C'est vraiment de l'improvisation. M. Legault a passé tout l'automne à réclamer des baisses d'impôt pour tout le monde. Et là, tout d'un coup, il voudrait taxer les riches. Ça ne peut pas être plus incohérent (...) Il a dû faire un sondage et se rendre compte que sa position (précédente) ne passait pas», a expliqué le député péquiste Nicolas Marceau.

François Legault a fait sursauter toute la classe politique en déclarant, dans une entrevue à «La Presse», avoir l'intention d'augmenter les taxes et tarifs imposés aux riches et réduire ceux facturés à la classe moyenne. D'aucuns ont interprété la déclaration de M. Legault comme un virage à gauche de la part d'un parti politique réputé s'être campé à droite.

«Je ne pense pas que ce soit un virage à gauche de la CAQ, c'est plus une contradiction, ça témoigne d'un opportunisme temporaire», a énoncé le député de Mercier, Amir Khadir, à l'occasion d'une entrevue avec notre bureau parlementaire.

Amir Khadir y voit une incohérence signalant que les députés de la Coalition avenir Québec ont voté pour le projet de loi 70, qui impose des sanctions financières aux premiers bénéficiaires de l'aide sociale qui refusent de participer à des activités de réinsertion sur le marché du travail. «Aucune personne sérieuse qui s'occupe des problèmes de pauvreté n'aurait jamais voté en faveur du projet de loi 70», a continué Amir Khadir.

Le positionnement de François Legault au sujet de la dette du Québec devient une autre incohérence, notée par ses adversaires. Le chef de la CAQ juge maintenant moins urgent de rembourser la dette.

«M. Legault n'arrête pas de changer de position, sur la dette, sur la fiscalité; il a été indépendantiste, il est devenu fédéraliste (...) Ça montre à quel point ça ne s'appuie sur aucune conviction, aucun principe et à quel point ce n'est pas fiable», a asséné Nicolas Marceau.

Chez les libéraux, Jean-Marc Fournier y est allé sur le même ton, avec un peu plus d'ironie. «François Legault est perdu, il cherche une terre, c'est un grand navigateur.»

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