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Illégaux, les sextos

TVA Nouvelles

Alors que le phénomène des sextos gagne du terrain, le Service de police de Saint-Jérôme, dans les Laurentides, a décidé de mettre sur pied une campagne visant à sensibiliser les jeunes aux dangers de ces messages intimes, mais aussi à les informer de leur caractère illégal.

La police a ainsi fait produire une courte publicité d’une quinzaine de secondes présentée avant les films dans les salles de cinéma de la ville.

C’est que, selon ce qu’ont pu constater les policiers, la tendance est à ce point répandue qu’elle était devenue pratiquement «banale» aux yeux des jeunes.

 

«On s’est aperçu que nos policiers en milieu scolaire avaient à intervenir dans plusieurs cas de sextos et on s’est aperçu que c’était vraiment un fléau. Un petit sondage maison nous a permis de constater qu’environ neuf filles sur dix au secondaire se faisaient demander chaque jour une photo d’elle en petite tenue ou tout simplement nue», a expliqué en entrevue à TVA Nouvelles le porte-parole du corps policier, Robin Pouliot, ajoutant que certaines adolescentes finissent par céder.

«De façon malveillante ou d’un acte impulsif, on peut voir que des photos sont distribuées dans les écoles et ça peut prendre quelques minutes, quelques heures, pour causer des dommages importants», a-t-il ajouté.

Illégal

Or, les jeunes doivent savoir que le fait d’envoyer une photo intime à quelqu’un peut non seulement devenir un problème gênant, mais constitue en soi un acte illégal aux yeux du Code criminel.

«Le fait de se prendre en photo nu en étant mineur, c’est de la production de pornographie juvénile. Le fait de l’avoir dans son cellulaire, c’est de la possession et de l’envoyer à quelqu’un d’autre, c’est de la distribution de pornographie juvénile», explique Robin Pouliot.

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