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Séances d’identification de chiens contestées

Caroline Lévesque

 - Agence QMI

GEN-CHIENS-IDENTIFICATION

PHOTO CAROLINE LÉVESQUE/AGENCE QMI

Surpris d’apprendre que leur chienne Pauline est un pitbull, un couple du Plateau-Mont-Royal, ainsi que d’autres propriétaires de chien affirment que les séances d’évaluation de la Ville semblent improvisées.

«On attend un enfant et il ne pourra pas promener son propre chien dans quelques années, parce qu’il faut avoir plus de 18 ans», se désole Étienne Lapointe, à la sortie d’une séance d’évaluation pour Pauline, au chalet du parc Jeanne-Mance.

Il déplore que les informations concernant ces séances sont mal diffusées, n’apparaissant, entre autres, pas sur le site de la Ville.

«C’est complètement broche à foin et c’est clair qu’on nage dans l’improvisation», ajoute-t-il, en référence au fait que la Ville l’avait convoqué par Doodle, un site web de planification et sondages informels, à la suite d’une séance d’enregistrement de chiens.

Ils auraient eu l’information de l’emplacement moins de 24 heures avant la séance d’évaluation et ont dû revoir leur horaire en conséquence.

Le doute

Sa conjointe, Marie-Pier Beauséjour, et lui étaient dans le doute concernant leur chien qu’ils ont pris à la SPCA, s’étant fait dire qu’il était un boxer mixte. Mme Beauséjour était ébranlée d’apprendre qu’elle devra dorénavant museler en tout temps son chien lors des promenades.

Les caractéristiques physiques de Pauline ont été évaluées par un maître-chien et un détenteur d’un «Magister CynoDo Professionnel» (un diplôme d’expert en matière canine).

Le couple remet en question les critères d’évaluation, dont il n’a pas pu avoir les détails, et aurait préféré un test d’ADN pour le chien.

De Lachine au Plateau

Joanne Wafer a aussi été convoquée à la dernière minute sur le Plateau-Mont-Royal, alors qu’elle habite à Lachine. «Ça m’a pris une heure et demie pour me rendre ici et je suis arrivée en retard, alors, j’ai dû attendre au froid avec mon chien.»

Pour Sterling Downey, porte-parole de Projet Montréal en matière de la gestion animalière, il est inacceptable de convoquer des citoyens à la dernière minute et à des distances si éloignées, considérant qu’on ne peut pas avoir de chiens dans les transports en commun.

«C’est complètement improvisé, c’est le bordel total, tout le monde ne peut pas se déplacer pour y aller, car ce n’est pas offert partout, indique M. Downey. Il n’y a rien de mentionné sur les sites des arrondissements concernant ces séances et elles ne sont pas accessibles au niveau des transports. C’est inacceptable de faire cela à ses citoyens.»

Lorsqu’on a demandé à la Ville pourquoi elle ne diffusait pas l’information de manière à rendre plus accessibles ces séances, elle ne nous a pas répondu.

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