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Cancer de la gorge

Décès de la peintre Corno à 64 ans

Agence QMI

*Revoyez une entrevue que Corno nous avait accordée en septembre 2015 dans la vidéo ci-dessus

La peintre québécoise Joanne Corneau, alias Corno, est décédée, mercredi, à l’âge de 64 ans des suites d’un cancer de la gorge.

La sœur de l’écrivain et psychanalyste Guy Corneau se trouvait au Mexique afin d’y recevoir des soins, a-t-on appris, jeudi matin, du bureau de son frère.

Depuis près de 25 ans, la Saguenéenne d’origine, née à Chicoutimi le 22 novembre 1952, vivait à New York. Même si elle habitait le quartier Soho, elle affirmait que «New York n’est pas aussi ''glamour'' qu’on peut l’imaginer».

Acclamée mondialement

Au cours des années 1980, l’artiste a exposé ses toiles à Boston et San Diego avant de choisir d’élire domicile à New York en 1992. C’est dans cette ville américaine qu’elle a véritablement goûté au succès.

Son nom a retenti sur la scène internationale, notamment à Hong Kong, Paris, Londres, Venise, Monaco, Séoul et Dubaï où son talent pour offrir des toiles en grand format du corps humain a maintes fois été reconnu.

Outre chez plusieurs collectionneurs privés, ses œuvres ont été installées dans moult musées du monde entier. Il n’était pas rare qu’elles trouvent preneurs entre 20 000 $ et 50 000 $ la pièce.

Au Québec

Diplômée des Beaux-Arts de l’Université du Québec à Montréal, Joanne Corneau a rapidement proposé sa première exposition à la Galerie Clarence Gagnon, toujours dans la métropole.

C’est en 2006, à Montréal, que Corno a ouvert son propre lieu de diffusion: la Galerie AKA.

En 2009, elle a accepté de créer une nouvelle toile, «Face for Jazz», afin de souligner les 30 ans du Festival international de jazz de Montréal, anniversaire coïncidant avec ses 30 ans de carrière.

En 2013, le réalisateur Guy Édoin lui a consacré un encensé documentaire. Simplement intitulé «Corno», il a reçu le prix du public lors du 31e Festival international du film sur l’art présenté à Montréal.À l’été 2014, l’artiste a présenté une exposition dans le Vieux-Québec regroupant une vingtaine de ses œuvres jamais dévoilées au public.

«Je ne peins pas pour moi; je peins pour les autres; et comme tout artiste, je cherche à toucher le plus de gens possible», avait alors confié la principale intéressée à l’Agence QMI.

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