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Bombardier a fait du lobbying à Ottawa

Archives/Agence QMI

Bombardier a reconnu, dans une lettre adressée au Globe and Mail, avoir fait du lobbying auprès du gouvernement conservateur, en 2014, dans le but de conserver des contrats en Russie.

À l’époque, les pays de l’Occident ont imposé des sanctions économiques, dans la foulée de la crise en Crimée et en Ukraine. En tête, les États-Unis ont imposé un gel des avoirs et une interdiction de voyage à plusieurs personnalités politiques et économiques russes, incluant Vladimir Yakunin, le grand patron de Russian Railways, un important partenaire de Bombardier.

Or, lorsqu’Ottawa a suivi à son tour en imposant des sanctions à 32 personnes, M. Yakunin ne se trouvait pas sur la liste.

«Comme d’autres entreprises, nous avons informé le gouvernement canadien des investissements et intérêts de Bombardier en Russie [...]. Notre principal souci était de nous assurer que nous ne nous retrouvions pas désavantagés face à la compétition», a écrit Mike Nadolski, vice-président des communications et affaires publiques de Bombardier.

Bombardier n’a pas expliqué au Globe en quoi des sanctions vis-à-vis de M. Yakunin auraient pu nuire à ses affaires en Russie.

Depuis la première série de sanctions, la liste de personnalités russes visées par Ottawa a été allongée jusqu’à comprendre une centaine de personnes et une trentaine d’entités. Vladimir Yakunin, qui a depuis démissionné de son poste en raison d’allégations de corruption, n’a toutefois jamais été inquiété.

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