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Deux sœurs de Toronto accusées de sextorsion au Nigeria

Agence QMI

Des sœurs torontoises passent les Fêtes en prison au Nigeria alors qu’elles sont accusées d’avoir tenté d’extorquer un milliardaire et soumis des centaines d’autres victimes, surtout des hommes africains fortunés, à du chantage sexuel, a rapporté le média torontois CityNews, lundi.

Selon des documents publiés par un site de nouvelles indépendant du Nigeria, et cités par CityNews, Jyoti et Kiran Matharoo auraient reconnu avoir été responsables de «l’humiliation et de la cyberintimidation de quelque 274 personnes».

Après la dénonciation de Femi Otedola, l’un des hommes les plus riches du Nigeria, les autorités auraient arrêté les jeunes femmes. Des appareils qui contenaient de l’information compromettante sur des victimes présumées, dont, notamment, des enregistrements vidéo de relations sexuelles avec les Torontoises, auraient été découverts.

Les deux photogéniques jeunes dames, connues dans certains cercles pour leur vie sociale active, auraient extorqué des hommes riches en les menaçant de diffuser sur leur blogue des images embarrassantes. S’ils refusaient de payer, les victimes risquaient, par exemple, de voir leur adultère dévoilé.

🇧🇸 Bahamas | Snapchat jyotimatharoo & kiranmatharoo

Une photo publiée par K I R A N M A T H A R O O (@kiran_matharoo) le

Les sœurs Matharoo semblaient mener un train de vie luxueux si l’on se fie à leurs très nombreuses publications sur les réseaux où on les voit apparemment voler à bord de jets privés, magasiner sur la 5e avenue à New York, ou se prélasser sur les plages paradisiaques des Bahamas.

Jyoti et Kiran Matharoo ont comparu le 23 décembre dernier, selon le site Politics Nigeria, et devraient être de retour en cour le 26 janvier prochain. Elles auraient signé un document dans lequel elles s’engagent à quitter le Nigeria et à ne plus jamais y retourner une fois libérées pour leurs crimes.

CityNews a contacté le ministère des Affaires étrangères canadien qui a confirmé que les deux jeunes femmes détenues à Lagos, la plus grande ville du Nigeria, recevaient des services consulaires.

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