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Terminer l’année en beauté avec les Cowboys Fringants

GALA 38E ÉDITION
DE L'ADISQ

Sébastien St-Jean/AGENCE QMI

Pour les Cowboys Fringants, deux périodes de l’année sont plus importantes que les autres. L’été, il y a la Saint-Jean-Baptiste. Et l’hiver, c’est le temps des Fêtes. Une fois de plus, la bande de Karl Tremblay se produira entre Noël et le jour de l’An. Quel genre de concerts feront-ils?

«Nous ne le savons pas nous-mêmes!» répond le chanteur en riant.Il y a des traditions des Fêtes qui ne se démodent pas. Aller voir les Cowboys Fringants en fait partie. Pour les musiciens, ces concerts de fin d’année proposent toujours «des ambiances fantastiques».

«À travers le temps, nos plus gros shows ont souvent été entre le 20 et le 31 décembre», dit Karl Tremblay.

Depuis 2003, le groupe s’est produit à trois occasions au Centre Bell, le 30 ou 31 décembre. Ces trois concerts font bien sûr partie de leurs plus beaux souvenirs du temps des Fêtes. «Le concert du premier Centre Bell est sur YouTube, dit Karl Tremblay. Marie-Annick et moi, on a réécouté le début avec nos filles. Dans les dix premières minutes, on avait eu trois ovations. Le film que Max Giroux a fait avec ça, en pellicule, c’est vraiment beau. Sans faire prétentieux, je pense que c’est une pièce d’anthologie de la musique au Québec. Tu ne peux pas avoir un documentaire plus impressionnant que ça.»

En 2004, les Cowboys Fringants faisaient une tournée des Fêtes qui allait là aussi rester dans les annales. «Dans cette tournée montréalaise, on avait joué aux Verres stérilisés, au Petit Campus, au Cabaret Juste pour rire, au Spectrum et au Métropolis, énumère Karl. On avait fait dix shows en 15 jours, environ. [...] C’était hallucinant. Avec le recul, c’est mémorable. Même si personnellement, je n’ai pas de souvenirs (rires).»Pourraient-ils refaire une telle tournée aujourd’hui? «On en a fait une en France, le printemps dernier, répond Karl. C’était une petite tournée parisienne de trois soirs dans trois salles différentes.» «On voulait en faire plus, mais maintenant, avec les familles et tout, on est moins exhaustifs sur la longueur des tournées», renchérit le bassiste Jérôme Dupras. «On n’a plus envie de défricher, ajoute Karl. On défriche notre terrain en banlieue, à la place!»Les derniers au Métropolis

Cette année, les Cowboys ont opté pour le Métropolis pour leurs deux derniers concerts de 2016. «La configuration de la salle est vraiment super, dit Jérôme. Il y a 2 000 personnes et tu as l’impression de les avoir dans la face. La scène n’est pas très grande. C’est compact, c’est dense. Tu peux sentir l’énergie.»

«On a fait beaucoup de salles à travers la francophonie et le Métropolis se compare aux plus grandes salles qu’on a faites en Europe, ajoute Karl. C’est la salle la plus fun au Québec.»Que pensent-ils du fait que le Métropolis changera de nom en mai prochain pour s’appeler M Telus? «Pourquoi ils n’appellent juste pas ça Métropolis Telus?» demande Karl. «Il y a tellement un bel héritage de cette salle-là », ajoute Jérôme.Un album de Noël traditionnel

Les deux concerts que les Cowboys feront au Métropolis dans quelques jours, les musiciens n’ont aucune idée à quoi ils vont ressembler. «Les shows des Cowboys, c’est toujours différent, indique Karl. Demander ce qu’on va faire de spécial, on ne le sait pas nous-mêmes!» «On connaît deux tounes de Noël. On risque de les jouer, indique Jérôme. JF (Pauzé, le guitariste) a aussi trouvé un site où ils font des habits sur mesure. Il va peut-être se faire faire un habit de Noël.»

Eux qui soulignent leurs 20 ans de carrières ces temps-ci, les Cowboys Fringants pourraient-il sortir un jour un album de Noël? «On a beaucoup pensé à un album traditionnel, répond Karl. On vient de Lanaudière. On a des amis dans Les Charbonniers de l’enfer. On est tous des fans de musique traditionnelle. Si on le fait, ce serait un album de party, festif, rigodon.»Les Cowboys Fringants seront en spectacle les 28 et 29 décembre au Métropolis. Pour les détails: cowboysfringants.com.