/finance/homepage

Le Fonds de solidarité FTQ affiche un rendement de 7,5 %

Le Fonds de solidarité FTQ a annoncé, jeudi matin, que son action vaut désormais 36,11 $, en hausse de 7,5 % entre le 1er décembre 2015 et le 30 novembre 2016.

La valeur de l’action du Fonds de solidarité a, ainsi, atteint un nouveau sommet historique, s’est félicité le fonds d’investissement.

Au cours de la dernière année, les actifs du Fonds ont atteint les 12,2 milliards $, tandis que les profits se sont chiffrés à 470 millions $. «Le Fonds a investi 287 millions au Québec en capital de développement risqué non garanti au cours du semestre», a précisé le Fonds de solidarité.

«Encore une fois, nous pouvons dire que c’est payant d’investir au Québec! Avec le Fonds de solidarité FTQ, nos actionnaires ont accès à un portefeuille d’investissements dans les PME québécoises, une classe d’actifs qui n’est pas habituellement accessible au grand public», a souligné Gaétan Morin, PDG du Fonds de solidarité FTQ.

Le Fonds contribue à la création et au maintien de 187 000 emplois en étant partenaire de 2600 entreprises. Il compte 618 000 actionnaires-épargnants.

Ces rendements ne tiennent pas compte des crédits d'impôt et des déductions REER accordés aux actionnaires, note le Fonds dans son communiqué.

Après avoir été considérablement réduit par les conservateurs, le gouvernement Trudeau a rétabli l’an dernier à 15 % le crédit d'impôt accordé à ceux qui contribuent au Fonds de solidarité FTQ.

«Un bon rendement»

«C’est un bon rendement, qui reflète la diversité du Fonds», dit Michel Nadeau, directeur général de l’Institut sur la gouvernance (IGOPP), qui estime que le Fonds continue d’être, après impôt, «le meilleur véhicule d’épargne pour les Québécois».

Le Fonds de solidarité a 40 % de ses avoirs dans les marchés traditionnels, soit les actions et les obligations cotées en bourse, et l’autre 60 % dans des placements privés. «Les titres québécois ont très bien fait cette année, dit Michel Nadeau, notamment les institutions bancaires. Ce sont les champions de la croissance. Au Canada, les ressources naturelles ont aussi très bien fait cette année, et elles représentent 35 % de la bourse canadienne. »

Pour 2017, «tout le monde attend de voir ce qui va se passer aux États-Unis », dit Michel Nadeau. Il estime que si Donald Trump met bel et bien en place les stimulants économiques promis, cela sera excellent pour les entreprises québécoises. «Je prévois encore une meilleure année 2017 pour le Québec et pour l’ensemble du marché nord-américain.»