/news/law

Meurtre au Maxi: procès en septembre pour Randy Tshilumba

Michaël Nguyen | Agence QMI

Le jeune homme accusé du meurtre sauvage d’une employée d’un Maxi, en avril dernier, subira son procès en septembre.

Menotté derrière une grande baie vitrée, Randy Tshilumba est resté impassible tout au long de son audience, jeudi, au palais de justice de Montréal. Il a plutôt écouté les avocats fixer la date de son procès pour le meurtre de Clémence Beaulieu-Patry, le 10 avril 2016.

Ce jour-là, l’accusé de 20 ans aurait fait irruption dans une épicerie Maxi du quartier Saint-Michel, à Montréal. Armé, il se serait rendu dans le rayon des vêtements où la jeune femme de 20 ans travaillait, pour la poignarder à plusieurs reprises.

Les deux personnes avaient fréquenté la même école secondaire, mais ils n’étaient pas des amis de longue date, avait expliqué la police de Montréal l’an passé.

Tshilumba, qui avait quitté le Maxi avant l’arrivée des policiers, avait été arrêté peu après. Son état mental pourrait être un enjeu lors du procès, selon ce qui a été dit en cour.

Procès rapide

À l’audience de ce jeudi, tant la Couronne que la défense ont annoncé qu’ils étaient prêts à fixer une date de procès, même s’il reste encore quelques détails à régler, dont la rémunération d’un expert de la défense.

«On tente de faire avancer les choses le plus rapidement, a expliqué Me Catherine Perreault de la poursuite. Pour la famille [de la victime], c’est toujours une préoccupation.»

Me Philippe Larochelle de la défense a même tenté de faire devancer le procès au mois d’août. Le juge Marc David s’est dit ouvert à l’idée, tout en sous-entendant un manque de juge disponible durant l’été.

«Je tente d’identifier un volontaire, mais il n’y a pas de garantie», a expliqué le magistrat.

Les avocats seront donc de retour à la cour dans quelques semaines, afin de vérifier s’il est possible de devancer le procès, qui se déroulera devant jury.

En attendant, Tshilumba restera détenu préventivement.

Dans la même catégorie