/news/techno

160 000$ pour la «Ferrari» des amplificateurs

TVA Nouvelles

Les nouveautés technologiques se succèdent depuis le début de la semaine au Consumer Electronics Show (CES) à Las Vegas.

Notre envoyé spécial nous présente aujourd’hui un amplificateur audio québécois qui se vend 160 000 dollars.

À Vegas, rien n'est banal, tout est plus grand et plus surprenant. Au fond d’un couloir du 29e étage d'un hôtel à l'écart du CES, se trouve un objet si précieux qu'il faut enfiler ses gants blancs pour y toucher. C'est le 888, la Ferrari des amplificateurs, dit-on. Et il est fabriqué à Boucherville.

«Vous voyez, dans nos 37 ans d'existence, c'est la première fois qu'on fait un produit poussé jusque-là», lance le directeur des ventes chez Moon-Simaudio, Étienne Gauthier.

Cet amplificateur, sans haut-parleurs ni rien d'autre, «c'est ce que vous pouvez trouver de meilleur aujourd'hui au monde en termes d'amplification.»

Ima chante pour moi

À 160 000$ pièce, comment l'apprécier à sa juste valeur? Simple, disent ses concepteurs: il suffit de s'asseoir et d'écouter!

«C'est tout à fait l'idée, d’avoir l'artiste devant soi, c'est ça, l'idée! Ima [dont on entend la chanson jouer], elle est en train de chanter pour moi!»

Moon-Simaudio a mis un an à développer cet ampli, entièrement fait sur mesure.

«Il y a des condensateurs qui sont faits "custom" pour nous. Vous avez également les transistors qui sont faits par Motorola, en fait, spécialement pour nous. Vous avez ici nos transformateurs, ils sont coulés dans de l'époxy et faits par une compagnie qui s'appelle Brownsburg, qui est une compagnie du Québec», souligne M. Gauthier.

Le résultat est saisissant: «C'est ça qui est formidable! C'est que tu écoutes n'importe quoi et tu as du plaisir, tu as du fun!»

Au prix où il se vend, le 888 de Moon ne s'écoulera pas à des milliers d'exemplaires. Peut-être quelques dizaines chaque année. La Chine, qui est un immense marché, est dans la mire.

On dit souvent que ce qui se passe à Vegas doit rester à Vegas. À l'évidence, ce n'est vraiment pas le souhait de l’entreprise de Boucherville.

-D’après un reportage de Maxime Landry

Dans la même catégorie