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EXCLUSIF | «J’ai pris mon fils par la main et on s’est mis à courir»

TVA Nouvelles

Catherine Vachon se trouvait à l’étage des départs lorsque les coups de feu ont retenti à l’aéroport de Fort Lauderdale, en Floride, où au moins cinq personnes ont perdu la vie, peu avant 13h, vendredi.

La Québécoise, qui se rend en Floride plusieurs fois par année, venait juste de revenir à son condo, dans le secteur de Fort Lauderdale, lorsque TVA Nouvelles l’a jointe au téléphone.

«C’est en sortant du terminal qu’on a entendu les coups de feu. On n’a pas vu le tireur, mais nous étions juste au-dessus. Il y a une balustrade qui nous permettait de voir ce qui se passait à l’étage en dessous. On entendait les cris de panique des gens qui nous disaient de nous planquer. J’ai pris mon fils de 9 ans par la main et on s’est mis à courir en nous éloignant des coups de feu. On n’a pas pris le temps de voir.»

Mme Vachon devait initialement s’envoler sur le vol de 12h d’Air Canada, mais il avait été retardé. «On était en attente à l’intérieur du terminal pour le prochain vol sur lequel on devait s’embarquer, soit 17h30. Étant donné la longue période d’attente, on avait demandé à des membres de la famille de venir nous chercher», explique-t-elle.

«On a réussi à attraper la voiture des gens qui venaient nous chercher. Ceux-ci ne comprenaient rien à rien. Et ce qui a été difficile, c’est que nous ne pouvions faire autrement que de repasser en voiture en face du terminal où avait lieu la tuerie. J’avais bien hâte de quitter l’aéroport», lâche-t-elle, avec un grand soulagement.

Selon Mme Vachon, l’aéroport de Fort Lauderdale est très «convivial» en raison de la forte présence de vacanciers, de joueurs de golf et autres résidents qui y viennent profiter du soleil. «Il y a aussi beaucoup de Québécois.» Elle s’inquiétait d’ailleurs quant à la possibilité que des victimes puissent être québécoises. D'après les premières indications, ce ne serait heureusement pas le cas.

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