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Lisée veut un régime présidentiel

Geneviève Lajoie | Agence QMI 

Un Québec souverain serait dirigé par un président et son armée engagée prioritairement dans des missions de maintien de la paix à l’étranger.

Aux poubelles la reine, le régime parlementaire britannique et la monarchie constitutionnelle. Le Parti québécois propose formellement une République du Québec après un référendum gagnant, qui ne saurait se tenir avant 2022. «Le Québec indépendant, nous le voulons république», précise la proposition de Jean-François Lisée soumise samedi aux quelque 500 militants réunis en Conseil natio¬nal à Québec.

Le chef péquiste propose de couper les vivres au lieutenant-gouverneur dès 2018 s’il prend le pouvoir.

Deux mandats

Le président du Québec serait limité à deux mandats. «Je pense que c’est beaucoup plus moderne de faire élire le président par l’ensemble des citoyens, donc au suffrage universel», a précisé au «Journal de Québec» le président du PQ, Raymond Archambault.

Le plan Lisée prévoit une armée du Québec chargée prioritairement «de l’aide aux populations civiles en détresse». Cette défense nationale pourrait être appelée à participer à des «missions requérant l’usage de la force [...] lorsque l’Assemblée nationale le jugerait opportun».

Selon Raymond Archambault, les Québécois préfèrent les missions de paix.

Ce nouveau programme péquiste a été soumis aux membres du PQ et doit cheminer jusqu’au Congrès de l’automne prochain, l’instance suprême du parti.

Le français divise

Certaines propositions connaissent déjà de la résistance. C’est le cas de la position de Lisée sur la défense du français. Jugée mollassonne par certains, elle ne passera pas comme une lettre à la poste.

«Ça ne va pas assez loin», selon Marc Laviolette, du SPQ Libre, qui représente l’aile plus à gauche du PQ. Il prédit un débat musclé. «Il va y avoir des amendements», a-t-il insisté.

Jean-François Lisée veut larguer plusieurs mesures comme l’application de la loi 101 aux cégeps. Il ne souhaite plus, par exemple, que le statut de municipalités bilingues soit retiré à celles qui ne comptent pas suffisamment d’anglophones ni de revoir le droit accordé aux militaires d’envoyer leur progéniture à l’école anglaise.

Le chef péquiste dit faire preuve d’audace en soumettant les entreprises de 25 à 49 employés à la Charte de la langue française et en imposant un examen de français aux anglophones qui veulent obtenir leur diplôme collégial.

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