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«Pour passer à un acte aussi horrible, il faut avoir une faille»

TVA Nouvelles

Les amis du présumé meurtrier de Mylène Laliberté auraient-ils pu l’empêcher de tuer la jeune femme de Saint-Lin–Laurentides, vendredi soir, alors que l’accusé de 21 ans était avec eux avant de mettre en œuvre son dessein meurtrier?

«Il s’est levé, il a tapé sur la table et il a dit: C’est là que ça se passe», aurait dit Aubin à ses «chums» avant de se rendre chez la victime de 24 ans en début de soirée. L’accusé était l’ex-petit ami de cœur de Mylène Laliberté.

«C’est difficile à prévoir quand quelqu’un est fâché, frustré. Il se dit souvent des mots entre amis. Comment décoder tout ça? C’est quand même un meurtre passionnel et c’est relativement rare», soutient Hubert Van Gijseghem, psychologue.

L’expert psycholégal étaye sa pensée. «Ses amis se sont saisis des probabilités. Est-ce qu’il s’en va faire des conneries ou est-il terriblement fâché? Je ne crois pas qu’ils auraient pu comprendre qu’il allait passer à l’acte [l’homicide].»

Loup solitaire

«Pour passer à un acte aussi horrible, il faut avoir une faille de personnalité. Ses amis l’ont décrit comme un loup solitaire», poursuit le spécialiste.

Max Aubin après la commission de son crime serait retourné chez ses amis, ensanglanté, des couteaux dans les mains, et il aurait raconté en long et en large les détails du meurtre de la jeune femme, puis il aurait tenté de s’enlever la vie.

«C’est étonnant [qu’il ait dit tout ça], j’ai rarement vu ça. Il avait des idées suicidaires. Il a voulu exhiber un peu ce qu’il avait fait, un genre de geste ultime», explique Hubert Van Gijseghem.

Max Aubin est toujours hospitalisé. Il est accusé de meurtre prémédité et de harcèlement criminel.

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