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EXCLUSIF | Interdiction de porter le voile intégral dans une école

TVA Nouvelles

Une école secondaire de l'est de Montréal a refusé la demande d'une étudiante qui souhaitait porter le voile intégral, a appris TVA Nouvelles. Des voix s'élèvent pour dénoncer le manque de prise de responsabilités du gouvernement libéral devant cette situation.

Au cours des dernières semaines, l'adolescente de 15 ans avait fait la demande auprès de la direction de l'école Antoine-de-Saint-Exupéry pour pouvoir porter le niqab en classe. Selon les informations obtenues par TVA Nouvelles, elle a pu porter le voile intégral pendant deux jours.

C'est à ce moment que la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île est intervenue. En désaccord avec cette décision, elle a demandé à ce que l'étudiante retire son voile.

La Fédération autonome de l'enseignement, le syndicat qui représente les enseignants de l'école secondaire, s'est dotée d'une position très claire à ce sujet depuis 2013: l'enseignement doit se donner et se recevoir à visage découvert.

La direction et le syndicat disent se sentir seuls dans ce processus. Ils croient qu'on manque de balise et que c'est à Québec de prendre ses responsabilités.

«Le gouvernement doit assumer ses responsabilités, a martelé Sylvain Mallette, président de la Fédération. C'est à lui de dire dorénavant dans les écoles publiques et dans les écoles privées religieuses subventionnées, voici le comportement que nous devons tous et toutes avoir, ce que ne fait pas le gouvernement.»

«Le fait que le gouvernement n'occupe pas l'espace qui est le sien, ça laisse la place aux extrêmes. Ça laisse la place à des personnes qui tiennent des propos incendiaires», poursuit M. Mallette

La Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île a refusé de commenter puisque la situation implique une personne mineure.

Pour les partis d'opposition, le projet de loi sur la neutralité de l'État ne va pas assez loin. «Il va permettre que quelqu'un demande un accommodement religieux pour porter le niqab, comme cette jeune fille a tenté de la faire. Et ça, c'est déraisonnable», de dire la députée caquistes Nathalie Roy.

La ministre de la Justice Stéphanie Vallée espère faire adopter son projet de loi dès la prochaine session parlementaire.

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