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L'opposition n'a pas confiance

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YVES CHARLEBOIS/AGENCE QMI

Le Bloc québécois craint que le gouvernement Trudeau ne «sacrifie» des pans de l’économie du Québec pour arriver à renégocier avec succès l’entente de libre-échange avec les États-Unis.

Le député de Joliette, Gabriel Ste-Marie, a affirmé lundi ne pas avoir confiance en la nouvelle ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, pour défendre les intérêts de la province face l’administration de Donald Trump.

Un sentiment qui est partagé par le député conservateur, Alain Rayes.

M. Ste-Marie a justifié son inquiétude par le fait que de nombreux dossiers économiques du Québec traînent en longueur depuis que les libéraux ont pris le pouvoir à Ottawa, dont celui du lait diafiltré, du bois d’œuvre ou encore d’une éventuelle aide financière à l’entreprise Bombardier.

«Est-ce que la ministre Freeland va être prête à sacrifier la gestion de l’offre ou notre régime forestier pour défendre le secteur automobile de l’Ontario ou encore le pipeline Keystone XL?» se questionne le député du Bloc.

Le Canada et les États-Unis ont déjà commencé, en coulisses, à élaborer un plan pour renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

«Le président Trump semble vouloir faire des gains, possiblement sur notre dos, a ajouté le porte-parole du Bloc québécois en matière d’économie. Donc, on va faire un maximum de pression auprès du gouvernement Trudeau.»

De son côté, le député conservateur Alain Rayes accuse Justin Trudeau et son équipe de ne pas avoir de «plan pour protéger les emplois bien rémunérés créés au Canada grâce à l’ALÉNA.»

En entrevue, M. Rayes dit en vouloir encore au premier ministre d’avoir offert à Donald Trump de renégocier l’ALÉNA avant même d’en avoir reçu la demande.

Le député néo-démocrate Guy Caron appelle quant à lui le gouvernement de faire preuve de transparence dans ses négociations avec Washington.

«Le fait que les Canadiens ne sachent pas ce qu’il adviendra de l’entente et donc de leurs emplois, ça crée un sentiment d’incertitude qui n’est jamais positif pour l’économie», a-t-il déclaré.

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