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Un «modèle, une femme exceptionnelle» tuée dans sa cour

TVA Nouvelles

Adepte de la marche, du jardinage, du vélo, entretenant seule sa grande maison, Thérèse Gauvreau, 83 ans, avait encore de belles années devant elle. Mais le destin a voulu qu’un jeune homme très perturbé surprenne l’octogénaire dans sa cour de Gatineau et la tue.

 «C’était un modèle pour moi, ses petites-filles, pour tout le monde, ma mère était exceptionnelle. Elle marchait une heure par jour, faisait du vélo stationnaire l’hiver, elle entretenait ses fleurs, la maison au complet, c’était impeccable», a raconté à TVA Nouvelles, Lizette Gauvreau, la fille de la défunte.

D’un rire dans la voix se remémorant tout ce qu’était sa mère adorée, Mme Gauvreau a toutefois eu de la difficulté à poursuivre l’entrevue. «Elle était dehors le matin où ça s’est produit, ça fait une semaine, souffle la femme réprimant des sanglots. Elle allait pelleter dans la cour, tout s’est produit derrière la maison», dit Lizette Gauvreau.

Appel au 911

La semaine dernière, 45 minutes avant l’homicide de Thérèse Gauvreau, un voisin de la femme âgée avait joint le 911 pour signaler un homme en crise, déchaîné, dans la rue. Hier, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a  expliqué que «l’urgence de l’appel n’a pas été correctement évaluée par le préposé aux communications» et que des «mesures administratives» ont été prises contre l’employé du 911.

 «Je suis convaincue que si l’on avait répondu à l’appel rapidement, ma mère serait encore là aujourd’hui, je n’ai pas de doutes», soutient Lizette Gauvreau. La fille de la défunte n’est toutefois pas amère.

«On ne peut pas changer les faits, l’erreur est humaine, même si je leur en voulais. Ma mère aurait souhaité ça qu’on canalise notre énergie pour ne plus que ça se reproduise», ajoute-t-elle.

Santé mentale

Lizette Gauvreau aimerait que les gens aux prises avec la maladie mentale soient mieux encadrés. «Ma mère a été victime de tous les systèmes. Le jeune homme qui l’a tuée a des problèmes de santé mentale. Ils sont mal accompagnés, il faut mettre de l’argent au bon endroit.»

La famille de la victime n’envisage pas pour le moment des poursuites au civil. Elle est à organiser les funérailles. «On prendra une décision à tête reposée», assure Lizette Gauvreau.

Jean-François Dupuis, 21 ans, qui habite aussi Gatineau, a été accusé la semaine dernière du meurtre non prémédité de Thérèse Gauvreau. Il a été envoyé en évaluation psychiatrique afin de déterminer s’il est apte à subir son procès.

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