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Des résidents éprouvent un syndrome de choc post-traumatique

Une étude menée par des étudiants de l’Université Laval, à Québec, démontre qu’un fort pourcentage des personnes qui ont été évacués de Fort McMurray en raison de l’incendie qui a ravagé la ville ont souffert d’un syndrome post-traumatique, a rapporté le «Globe and Mail».

Au total, 379 citoyens ont répondu à un questionnaire en ligne et 55 d’entre eux ont été passés en entrevue par les chercheurs. Du nombre, 60 % présentaient des syndromes liés au stress post-traumatique et à des problèmes de sommeil.

Plus précisément, 29 % des évacués interrogés ont été diagnostiqués avec un syndrome post-traumatique, 26 % souffraient de dépression et 36 % étaient aux prises avec des problèmes d’insomnie.

L’étude a été menée peu après la catastrophe, en juillet et en août 2016.

La professeure et psychologue Geneviève Belleville, qui a supervisé l’étude, a été surprise par les résultats. «Je ne m’attendais pas à autant de diagnostics d’insomnie. C’est préoccupant, parce que les problèmes de sommeil sont un facteur de risque pour d’autres problèmes mentaux», a-t-elle soulignée.

L’incendie de Fort McMurray, qui a rasé quelque 2400 bâtiments dans la ville, s’est produit en mai dernier, forçant l’évacuation de la ville pendant quelques semaines. La pire catastrophe naturelle de l’histoire du pays a coûté 3,7 milliards $ en frais d’assurance en 2016, selon le Bureau d’assurance du Canada (BAC).

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