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Gerry Sklavounos devra passer le test de «l'acceptabilité sociale»

Geneviève Lajoie et Charles Lecavalier

 - Agence QMI

Après avoir été exonéré par les autorités judiciaires, le député Gerry Sklavounos devra maintenant passer le test de «l’acceptabilité sociale» au sein du caucus libéral.

«On passe de la justice, de l’environnement judiciaire, à l’environnement plutôt social. Il n’y a personne de parfait sur la terre. Il y a toujours une question d’acceptabilité sociale. Il y aura des discussions qui auront lieu», a lancé le ministre de la Santé Gaétan Barrette à l’entrée du caucus présessionnel du PLQ vendredi à l’Assemblée nationale.

Comme bien d’autres députés, M. Barrette souligne que le Directeur des poursuites criminelles et pénales a été «hyper affirmatif» dans sa décision. «On sait que le DPCP, lorsqu’il a des doutes, il dit qu’il n’a pas de preuve raisonnable. Ça vient implicitement suggérer que quelque chose d’inapproprié a eu lieu, mais qui n’est pas prouvable. Là, le DPCP a été hyper affirmatif. Il n’y a pas de geste criminel», a dit M. Barrette.

L’ancien policier Robert Poëti y voit aussi une preuve additionnelle de la probité de M. Sklavounos. «J’ai rarement vu quelque chose d’aussi clair et détaillé dans une lettre du DPCP [...] M. Sklavounos, non seulement est blanchi, mais le DPCP déclare qu’il n’y a pas d’acte criminel», a-t-il lancé.

Le député de Marguerite-Bourgeoys et ses collègues estiment qu'une discussion est nécessaire au caucus avant de parler de réintégration dans les rangs libéraux. «On va travailler en équipe, insiste le ministre Laurent Lessard. On a une organisation, pis on va travailler comme une organisation.»

Son collègue Jean-Marc Fournier estime lui aussi qu'il ne faut pas conclure trop vite sur le sort politique de Gerry Sklavounos. «Dans la vie, discuter, réfléchir, c'est très bon. Nous on pense qu'il faut le faire», a-t-il dit.

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