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Piste cyclable du canal de Lachine: des cyclistes trouvent le tronçon accessible non sécuritaire

 - Agence QMI

GEN-VELO-HIVER

CAROLINE LÉVESQUE/AGENCE QMI

Les cyclistes qui empruntent le tronçon de la piste cyclable du canal de Lachine accessible en hiver depuis décembre se plaignent qu'elle est mal entretenue par l'arrondissement du Sud-Ouest.

Amas de glace, accumulation d’eau, portion mal déneigée et manque d’accessibilité à l’entrée de la piste, c’est le constat que font plusieurs cyclistes d'hiver depuis le début du projet de déneigement d’un tronçon d’un kilomètre, à la mi-décembre, entre la rue Richmond et la nouvelle Promenade Smith, dans Griffintown.

«Ce n’est pas vraiment un tronçon utilisable pour les cyclistes, car il faut faire un détour pour y accéder et c’est glacé à plusieurs endroits, a indiqué Daniel Lambert, porte-parole de la Coalition Vélo Montréal, qui n’a jamais vu d’autres cyclistes lorsqu’il y circule. C’est plus un projet de test de techniques de déneigement.»

Cet hiver sera déterminant pour voir si la piste sera complètement ouverte l’hiver prochain sur 12 kilomètres. «Ma crainte, c’est qu’on est déjà à la fin janvier, et est-ce qu’on maîtrise les techniques de déneigement? questionne M. Lambert. Parce qu’il ne reste pas beaucoup de temps pour l’évaluation du projet-pilote.»

Renaud Gignac, qui avait organisé un «Pellete-in» sur la piste cyclable du canal de Lachine, en décembre, constate aussi que la piste est mal entretenue. «Dans les creux de la piste, ça gèle, tu tombes sur un mètre qui est carrément glacé et ce n’est pas sécuritaire, surtout pour ceux qui ne sont pas habitués de faire du vélo d’hiver. Ils vont se décourager rapidement.»

Un hiver de tests

Le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, indique que cet hiver en est un de «tests», sur cette piste cyclable «qui n’a pas de fondations solides». Parcs Canada a aussi des contraintes, comme limiter l’utilisation de sel, afin de ne pas nuire à l’environnement autour. Le maire reconnaît que le service n’est pas optimal et veut l’améliorer.

«En principe, dès qu’il y a une averse, on est censé la dégager, a-t-il affirmé. Nos opérateurs ne sont pas tous qualifiés pour faire le balayage de ce genre de piste et on fait des formations en ce moment, chez nos cols bleus, pour qu’ils puissent bien opérer la brosse. On améliore nos pratiques. C’est beaucoup plus exigeant que des pistes de rues.»

Actuellement, l’arrondissement utilise 10 % de sel, en plus du gravier et sable, pour l’entretenir.