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«C’est incroyablement joyeux ce qu’on amène» – Alexandre Jardin

À un peu plus de deux mois du premier tour de la présidentielle en France, une personnalité du monde artistique détonne dans le décor politique de nos cousins français.

«C’est incroyablement joyeux ce qu’on est en train d’amener. Dans un pays qui est désespéré en face de sa classe politique, on est en train de faire monter la joie, que ça redevienne un mot français.»

Celui qui parle comme ça est bien connu au Québec. L'écrivain et cinéaste Alexandre Jardin, à la tête du mouvement Les Citoyens, croit qu’il y a urgence d’agir, que son pays est sur le bord de la révolte.

«En ce moment en France, il y a une révolte absolument générale en face de l’ancien système politique, comme un peu partout dans le monde, témoigne l’auteur du «Zèbre», prix Fémina en 1988, toujours très apprécié au Québec, en entrevue à LCN alors qu’il se trouvait dans les rues de Paris.

«Il y a très clairement une volonté de renverser la table. Il y a un besoin de révolte à l’intérieur du pays, alors on a décidé de proposer aux Français une révolte positive, altruiste, constructive, avant qu’il y en ait une noire qui s’exprime principalement par l’extrême droite.

L'équipe Trudeau en renfort

«On voit bien que les démocraties en ce moment cherchent à renverser les oligarchies, dit-il, lorsque questionné par l’impact de l’élection de Donald Trump aux États-Unis. Ça fait maintenant quatre ans que j’ai embarqué des centaines de mouvements français, ce sont des gens qui réparent déjà le pays, qui mènent de véritables politiques et qui obtiennent déjà des résultats. Selon les semaines, sur les réseaux sociaux, on est entre 1 million et 2 millions et demi.

«On a même embarqué une partie de l’équipe de votre Justin Trudeau, ils sont venus nous aider, c’est une grande fierté, insiste-t-il. Moi qui aime le Québec, ç’a beaucoup de sens de me battre avec des Québécois pour qu’il y ait une révolte positive en France.»

Début décembre, Alexandre Jardin avait annoncé son intention de se présenter à la présidentielle, mais il peine depuis à obtenir le nombre de signatures de parrainage requis.

La semaine dernière, le fondateur du mouvement Bleu, blanc, zèbre a dénoncé les partis politiques en place, les accusant «de s'être mis d'accord pour verrouiller l'élection présidentielle».

Le célèbre auteur explique que dans son pays, le terme «faiseux» n’a pas la même connotation négative que de ce côté-ci de l’Atlantique. «Chez nous, ce sont des gens qui remettent au travail les chômeurs, qui trouvent des solutions pour que les enfants en échec scolaire s’en sortent, explique-t-il. Dans notre programme, on a prévu à partir du 1er septembre, la mise en place à  très grande échelle de programmes qui sont réellement efficaces pour réparer le pays.»

Alexandre Jardin ne se lance pas dans la course en tant que figurant. Il a bien l’intention de gagner. «Mais de gagner joliment, et non pas en récupérant les mauvais sentiments».

Il revient sur la nécessaire révolution positive, à la base de son mouvement. C’est pour cela que son équipe n’est composée que de gens «qui font déjà leur part».

«C’est une tout autre manière de faire de la politique, avec un seul objectif: casser le centralisme français qui ne marche plus depuis des décennies et redonner le pouvoir aux territoires, pour que la France connaisse un réveil citoyen par nos territoires», conclut-il avec un sourire...joyeux!

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