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DC Comics

«Lego Batman le film»: un justicier masqué amusant

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

Film Premiere The Lego Batman

Apega/WENN.com

On avait oublié à quel point le justicier masqué pouvait être amusant!

Portés par les 469,2 millions $ engrangés par «Le film Lego» en 2014, les studios Warner ont décidé de capitaliser sur Batman, puisqu’ils possèdent les droits d’adaptation de ce personnage de DC Comics (Ben Affleck est son interprète actuel dans les films en prises de vues réelles).

En conservant l’esprit irrévérencieux du premier long métrage, les cinq scénaristes (Seth Grahame-Smith, Chris McKenna, Erik Sommers, Jared Stern et John Whittington) ont fait du bel ouvrage. S’inspirant visiblement de «Deadpool» (qui n’a pas fini de faire des émules) tout en respectant une volonté de plaire aux enfants, le générique d’ouverture annonce immédiatement la couleur.

Batman, de sa voix grave (il est doublé, en version originale par Will Arnett) commente l’écran noir du début et les logos. Une fois le quatrième mur brisé (comme dans «Le film Lego», d’ailleurs), on sait que tout peut arriver et que l’homme chauve-souris ne se prendra pas trop au sérieux.L’intrigue et les dialogues sont donc construits en conséquence, en assumant pleinement la caricature, tout en respectant certains éléments bien connus du passé du super héros. Batman / Bruce Wayne est donc un personnage solitaire - il refuse tout lien durable avec autrui -, ses uniques interactions se limitant à celles avec son fidèle majordome Alfred (voix de Ralph Fiennes) et avec... son ordinateur (voix de Susan Bennett, créditée au générique sous le nom de Siri!).

Or, comme le commissaire Gordon (voix d’Hector Elizondo) prend sa retraite, c’est sa fille Barbara (Rosario Dawson) qui va le remplacer. Mais la jeune femme est partisane d’une collaboration d’égal à égal avec Batman, qui a donc l’impression de perdre sa place unique d’ultime défenseur de Gotham.

En parallèle, Dick Grayson (voix de Michael Cera), un orphelin, se retrouve à être adopté par mégarde par le justicier. Évidemment, ce n’est pas parce que Batman a des soucis personnels et émotifs que les méchants cessent leurs activités criminelles! Le Joker (voix de Zach Galifianakis) veut absolument être reconnu par le super héros comme son adversaire de choix. La jalousie et la rivalité entre Batman et Superman (Channing Tatum) sont habilement exploitées et fait l’objet d’une quantité non négligeable de plaisanteries bien troussées.

La première moitié de ce film d’animation est enlevante, à l’image de la production précédente. Le nombre de personnages inclus est impressionnant, le délire est présent - on a droit à Sauron (voix de Jemaine Clement), King Kong (Seth Green) et Voldemort (Eddie Izzard) pour ne citer qu’eux -, la magie et l’imagination inhérentes aux briques de construction sont bien présentes.

Que manque-t-il pour faire de ce «Lego Batman le film» l’égal de «Le film Lego»? Une fin aussi émouvante, ce «facteur wow» qui nous avait laissés éblouis, ému, l’esprit tourbillonnant de souvenirs. Pas grave, la dose de divertissement léger opère malgré tout... mais uniquement le temps des 104 minutes de la projection.Note: 3,5 sur 5