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Rencontre importante à La Martre sur l'érosion côtière

Une importante rencontre a eu lieu lundi à La Martre, en Haute-Gaspésie, pour faire le point sur le phénomène de l'érosion côtière et des grandes marées.

En décembre dernier, de fortes vagues ont emporté plusieurs tronçons de la route 132 entraînant la fermeture temporaire de celle-ci sur plusieurs kilomètres. C’est le secteur entre La Martre et Marsoui qui a été le plus durement touché.

Entre Sainte-Anne-des-Monts et L'Anse-Pleureuse, la route 132 constitue la seule route praticable à longueur d'année.

Suite à ces événements, le préfet de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier, a demandé une rencontre avec les élus et les représentants de quatre ministères et des services d'urgence pour faire le point sur cette situation et établir des corrections au niveau des plans d’urgence.

Des plans d’urgence sont établis dans 100% des municipalités, par contre seulement 25 % les ont revisités dans les dernières années. Il devient donc difficile d’identifier les actions à prendre dans l'éventualité où des citoyens se retrouvent enclavés ou blessés en cas de tempête majeure.

«Une réunion comme celle-ci nous a permis de voir où il y avait un manque de circulation d’information», a indiqué Jacques Bélanger, directeur régional de la Sécurité civile et d'incendie du Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

«Ce sont des petites municipalités avec très peu de population, donc très peu de ressources humaines, matérielles et financières permettant de pouvoir monter des plans d’urgence et d’avoir les personnes requises pour pouvoir intervenir adéquatement », a-t-il poursuivi.

«Ce qui est important dans les mesures d’urgence c’est d’être transparent et que le citoyen sache quoi faire et qu’est-ce qui se passe. C’est peut-être le manque qu’il y a eu au niveau municipal lors des derniers événements.»

Comme le niveau des océans monte depuis des centaines d'années et que dans la région on prévoit que le fleuve Saint-Laurent prenne de 25 à 50 cm d’ici la fin du siècle, une réflexion s’impose.