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Sklavounos s’accroche et continuera de siéger comme indépendant

Marc-André Gagnon | Agence QMI

Malgré son exclusion définitive du caucus libéral, Gerry Sklavounos a décidé de s’accrocher et de terminer son mandat en tant que député indépendant de Laurier-Dorion.

Celui qui a été blanchi d’allégations d’agression sexuelle entend demeurer en poste au moins jusqu’aux prochaines élections, en 2018.

«Je vais le faire, je vais faire mon travail de député», a-t-il affirmé devant la presse parlementaire avant d’entrer au Salon bleu pour y siéger pour la première fois en tant qu’indépendant.

«Je suis le député de Laurier-Dorion, a-t-il souligné [...] Je retourne au travail pour mes concitoyens, mes concitoyennes qui m’ont élu, qui m’ont élu à quatre reprises. J’ai un mandat à compléter et à remplir en tant que député à l’Assemblée nationale.»

Attendu de pied ferme

M. Sklavounos, qui s’était absenté de l'Assemblée nationale depuis le 20 octobre dernier, était attendu de pied ferme par une horde de journalistes et de caméras postés près de son bureau depuis la première heure, mardi.

Il est finalement arrivé à son bureau une dizaine de minutes seulement avant la période des questions.

Il venait tout juste d’être informé par la présidente du caucus libéral, Nicole Ménard, qu’il demeurait exclu de son ancien groupe parlementaire.

«Mes collègues, avec le premier ministre, ont pris cette décision et j’accepte cette décision, a répété M. Sklavounos. Maintenant, je veux juste retourner au travail, je dois respecter le mandat qui m’a été confié par les citoyens de Laurier-Dorion.»

Celui qui s’était qualifié de «libéral dans l’âme» en exprimant ses regrets la semaine dernière est-il déçu de la décision prise par le caucus du gouvernement? Aurait-il pu en faire davantage pour satisfaire les exigences dictées par Philippe Couillard?

«Je ne vais commenter là-dessus. Simplement vous dire: j’ai dit ce que j’avais à dire jeudi (dernier)», a laissé tomber M. Sklavounos.

QUELQUES RÉACTIONS:

«Il a été élu. Il peut siéger jusqu'en octobre 2018. Je suis satisfait que le premier ministre Couillard se soit rendu à nos arguments. [...] Maintenant, l'examen de conscience, il appartient à M. Sklavounos. Est-ce qu'il devrait se retirer? [...] Ça lui appartient.»

- Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

«Si M. Sklavounos n'est pas à la hauteur des attentes du caucus libéral et du premier ministre, comment peut-il prétendre être à la hauteur de la représentation des gens de sa circonscription?»

- Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire

«Il y a un malaise et qui doit être conscient de ce malaise-là? C’est M. Sklavounos. [...] Il crée un malaise et humainement, pour lui-même, sa place est ailleurs qu’à l’Assemblée nationale.»

- Amir Khadir, député solidaire de Mercier