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Les opposants au CETA manifestent devant le Parlement européen

Agence France-Presse

«Vous êtes de quel côté, eurodéputés?», «CETA, c'est assez»: environ 700 personnes, selon la police, ont manifesté mercredi à Strasbourg contre le traité commercial entre l'Union européenne et le Canada, sur lequel le Parlement européen doit se prononcer.

Dès le petit matin, des manifestants vêtus de combinaisons blanches, masque sur la bouche, ont formé une chaîne humaine, assis ou couchés, qu'il fallait enjamber pour accéder au grand bâtiment du Parlement.

«Dire oui au CETA, c'est piétiner le peuple», clamait une banderole, tandis que d'autres affirmaient «Démanteler la démocratie? Hors de question!» et «Plus vous insistez, plus nous résistons».

Quelques mètres plus loin, un cheval de Troie gonflable flanqué d'une banderole «Stop CETA» de l'ONG Friends of the Earth Europe, se balançait sur une pelouse.

Le CETA est souvent qualifié par ses opposants de «cheval de Troie» des États-Unis, qui permettrait selon eux aux multinationales américaines d'envahir le marché européen.

Des militants de Greenpeace installés dans des zodiacs sur le bras de la rivière qui longe le Parlement européen ont dénoncé un accord «toxique» à travers une statue symbolisant la Justice en train de sombrer.

Un cortège, dans lequel apparaissaient des slogans écrits dans diverses langues de l'UE, a également parcouru les rues de la capitale alsacienne, de la place Kléber, principale place du centre-ville, au Parlement européen.

Le vote sur le CETA doit intervenir mercredi à la mi-journée, après trois heures de débat en présence de la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström.

L'Accord économique et commercial global (en anglais CETA) est a priori soutenu par une majorité d'eurodéputés mais cristallise l'opposition de partis de gauche et d'ONG, qui pointent des risques pour l'environnement, la santé ou encore l'élevage européens.

S'il est adopté, une grande partie du CETA entrera en application provisoire, a priori dès le mois d'avril, le temps d'être ratifié par l'ensemble des Parlements nationaux et régionaux de l'UE, ce qui prendra des années.

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