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Blainville

Baisse de services pour un enfant autiste

TVA Nouvelles

Un bambin des Laurentides atteint d’un trouble du spectre de l’autisme autiste qui fréquentait un programme particulier a vu le nombre de ses heures diminuer au grand dam de ses parents.

Le petit Antonio, quatre ans, a suivi pendant neuf mois le programme d’intervention comportementale intensive (ICI) à raison de 20 heures par semaine, le minimum recommandé par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS).

«Ces 20 heures par semaine ont aidé mon fils. Ainsi il a pu intégrer un CPE. Il a commencé à faire des signes, à communiquer par pictogrammes», fait savoir sa mère, Mélissa Garceau.

Cependant depuis quelques mois, Antonio ne reçoit plus que 10 heures de services par semaine.

«Il n’y a pas eu de coupes du tout. C’est le programme qui est organisé ainsi. Nous fonctionnons par séquence. Il y a une première séquence pendant neuf mois de 20 heures par semaine. Puis une autre séquence de neuf mois où c’est moins intensif», explique le directeur du programme au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides, Jean-Philippe Cotton.

Les parents d’Antonio trouvent cependant la situation inacceptable.

«Comment couper les services d’un enfant quand il est dans son pic d’apprentissage. C’est comme lui mettre des bâtons dans les roues», dit Mme Garceau.

Elle et son conjoint se battent donc pour que leur fiston ait de nouveau accès à des services de 20 heures par semaine, s’appuyant sur des documents fournis par des spécialistes.

«Je ne comprends pas le centre, mon fils a des besoins et ses besoins ne sont pas écoutés.»

Le centre persiste à dire que le cas d'Antonio sera réévalué prochainement.

«Il y a des réévaluations constantes. On réévalue les besoins de l’enfant, des besoins qui peuvent être plus ou moins importants», précise Jean-Philippe Cotton.

La famille d'Antonio n'est pas la seule dans cette situation. Plusieurs familles dernièrement ont dénoncé le manque de services pour les enfants atteints d'autisme.

Mme Garceau, de son côté, aimerait que le gouvernement agisse, notamment en présentant son plan d'action promis il y a un an, mais qui se fait toujours attendre.