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Les pratiques d'une entreprise de Québec mises en doute

Danny Côté

 - Agence QMI

Les pratiques d'une entreprise en isolation de Québec soulèvent des questionnements après que des citoyens se soient retrouvés avec des contrats de plusieurs milliers de dollars.

Une cliente a raconté son expérience à TVA Nouvelles après avoir eu affaire avec la compagnie, Pro-Inspect Isolation, qui fait de la sollicitation téléphonique notamment à Lévis et à Québec.

«Plus de 8000 $, je ne m'attendais pas à une facture aussi faramineuse. L'inspecteur m'a dit qu'il avait trouvé de la moisissure sur la quasi-totalité de l'entretoit. Qu'il devait procéder à la décontamination en 10 étapes», a raconté Camille Caron, une résidente du secteur de Pintendre.

Mme Caron n'appréciait pas le montant, mais aussi la pression pour l'exécution des travaux.

«Une petite voix qui m'a dit: ‘peut-être que tu es en train de te faire avoir!’»

Selon l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec, il est très important de faire faire au moins trois soumissions si vous embauchez un entrepreneur.

L'entreprise Pro-Inspect Isolation fait l'objet de 18 plaintes à l'Office de la protection du consommateur relativement au contrat et pour pratique trompeuse ou déloyale.

Normalement, le consommateur a 10 jours pour résilier l'entente, ce que Camille Caron a fait. Elle a demandé l'avis de ces deux autres experts. Pour eux, c'est clair qu'il n'y a pas de moisissure, mais seulement des travaux mineurs de quelques centaines de dollars à réaliser chez Mme Caron.

«Jamais pour 8000 $!» s'est exclamé l'inspecteur Daniel Fiset.

«J'ai regardé l'entretoit au complet et c'est sain!» a ajouté Gilles Gingras d'Isolation Écologik.

À sa défense, Pro-Inspect Isolation soutient que c'est un libre marché, que la concurrence est féroce. La compagnie soutient que les prix sont plus élevés parce que des analyses pointues sont faites par des laboratoires.

L'APCHQ conseille aussi d'avoir des références avant d'accorder les contrats, de vérifier si l'entrepreneur est membre d'une association professionnelle et s'il possède une licence de la Régie du bâtiment du Québec.

«On est dans le néant. C'est facile de se faire avoir et j'ai failli tomber dans le panneau», a ajouté Camille Caron.