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Élargissement de l’autoroute Laurentienne: au nord d’abord

Marc-André Gagnon | Agence QMI

Agence QMI ANNIE T. ROUSSEL

Après des mois de cafouillage et de tergiversation, le gouvernement du Québec a finalement donné le feu vert à l’élargissement de l’autoroute Laurentienne, à Québec mais seulement au nord, pour l’instant.

Voilà des mois que le gouvernement Couillard laissait planer l’imminence d’une annonce concernant l’élargissement de l’autoroute reliant la réserve faunique des Laurentides au centre-ville de Québec.

Le grand jour est finalement arrivé, mais pas exactement comme tous pouvaient le souhaiter. Pour la portion sud jusqu'à la rue de la Croix-Rouge, il faudra attendre encore, mais les libéraux s’engagent à mettre sur pied un bureau de coordination de projet pour y arriver.

Jusqu'à 25 millions $

À la suite de tractations de dernière minute, le maire de Québec, Régis Labeaume, qui avait présenté l’été dernier un plan de 70 millions $ incluant l’élargissement de l’autoroute au sud et au nord, dans les deux directions, s'est finalement présenté à l’annonce gouvernementale, lundi après-midi.

La députée de Chauveau, Véronyque Tremblay, a annoncé aux côtés du ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais, et du ministre des Transports, Laurent Lessard, que la construction d’une troisième voie sur l’autoroute Laurentienne, entre la rue de la Faune et le boulevard Louis-XIV, va commencer cet été.

Les travaux devraient coûter de 10 à 25 millions $. Ils seront exécutés en deux phases: soit des travaux préparatoires à l'été 2017 puis une reprise des travaux au printemps 2018, pendant 26 semaines.

Exit la voie réservée: tous les véhicules, qu’ils soient électriques ou pas, pourront emprunter la nouvelle allée routière aménagée à même le terre-plein central.

Controverse

Au printemps dernier, le ministre des Transports d’alors, Jacques Daoust, avait semé la controverse en annonçant que la nouvelle voie serait strictement réservée au covoiturage, aux autobus et aux véhicules électriques. Les travaux devaient alors être terminés pour l’automne 2017.

Devant les critiques, le gouvernement avait reculé et renvoyé tout le monde à la table de travail, cette fois en invitant la Ville de Québec à participer. «Il n’y a pas vraiment d’autobus» qui y circulent, avait constaté le ministre Blais, quelques jours avant la pause estivale.

À l’automne 2015, un point de presse concernant le projet d’agrandissement, toujours pour la portion nord, avait été annulé à moins d’une dizaine de minutes d’avis, alors que les représentants des médias, le personnel du ministère des Transports et la députée libérale Véronyque Tremblay étaient déjà tous sur place.

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