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Paiement mobile

Quand le cellulaire devient un portefeuille

TVA Nouvelles

Les paiements mobiles gagnent peu à peu en popularité, mais les Québécois sont encore peu nombreux à les utiliser.

De plus en plus de gens découvrent lentement qu'ils peuvent maintenant payer avec leur téléphone intelligent, exactement comme avec une carte de crédit, sans contact direct avec un terminal.

Six Québécois sur dix possèdent un téléphone intelligent et de ce nombre, un peu moins de 5% l'ont utilisé pour faire des transactions. Aux États-Unis, 20% des achats se font déjà avec un téléphone.

«L'utilisation de puces spécialisées ou sont stockés de façon bien étanche les numéros de cartes de crédit, les mots de passe, et aussi une meilleure architecture au niveau des applications elles-mêmes qui fait que même si le téléphone se fait infecter, les possibilités qu'ils puissent aller chercher le numéro de carte de crédit ou le mot de passe sont plus basses», déclare José Fernandez, professeur à l’École polytechnique de Montréal.

En fait, les cartes bancaires enregistrées dans un téléphone posent moins de risques que les cartes bancaires de plastique.

«Notre téléphone, on peut l'éteindre, et s'il est éteint, il ne fera pas de transaction, ajoute-t-il. Notre carte de crédit, elle est toujours allumée.»

Par contre, quand vous téléchargez une application mobile sur votre téléphone, vous consentez vous consentez dans bien des cas à laisser une foule d'informations personnelles à l'application elle-même sans vraiment le savoir. Une façon de faire qui est très monnayable, comme l'a constaté Option consommateurs, qui a étudié une trentaine d'applications de ce genre.

«Il y en a là-dedans qui sont sensibles, dit Annik Bélanger-Krams, avocate chez Option consommateurs. On parle de sites de navigation, on parle des transactions, où le consommateur est, les renseignements financiers, donc c'est quand même des renseignements qui sont sensibles.»

Ces informations sont vendues par l'application à des entreprises qui s'intéressent à vous et qui ont quelque chose à vous vendre.

«On peut se demander si ça vaut la peine de payer avec ses renseignements personnels comme ça», enchaîne Mme Bélanger-Krams.

En résumé, il s’agit d’un mot de paiement sécuritaire, mais prenez le temps de lire ce à quoi vous consentez... si vous y arrivez.

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