/news/politics

Lisée prêt à affronter les fédérations de médecins

 - TVA Nouvelles

Le chef du Parti québécois se dit prêt en découdre avec les fédérations des médecins spécialistes et des omnipraticiens s'il est élu premier ministre en 2018.

«Ça me prend un mandat électoral fort pour avoir un moment de vérité avec les médecins dans l'année qui va suivre l'élection», a soutenu Jean-François Lisée pendant l’émission «Cartes sur table», sur les ondes de LCN, mercredi soir.

À son avis, le gouvernement Couillard a trop donné aux médecins, qui sont, dit-il, les seuls à avoir le contrôle de leur masse salariale.

«Vous allez affronter les médecins ?», lui a demandé l’animateur Paul Larocque, pendant l’émission, qui adopte la forme d’une table éditoriale de près d’une heure, enregistrée d’une seule prise, sans montage et sans coupure.

«Oui», a répondu spontanément le chef péquiste.

«Le lobby le plus puissant au Québec, ce n'est pas les banques, ce n'est pas le pétrole, ce sont les deux fédérations médicales», a-t-il ajouté.

Si le PQ prend le pouvoir, dit-il, les médecins ne doivent surtout pas s'attendre à obtenir plus. Jean-François Lisée s'appuie sur une étude de l'économiste Pierre Fortin, qui conclut que les médecins québécois touchent une rémunération de 10 à 34 % supérieure à leurs collègues ontariens.

Le chef péquiste souhaiterait imposer un gel de la rémunération. «On les gèle jusqu'à ce que l'inflation fasse en sorte qu'ils aient un salaire raisonnable», explique-t-il.

En plus de s’engager à revoir le mode de paiement à l'acte pour les médecins, qui ne serait pas rentable pour le Québec, M. Lisée affirme qu'il serait plus restrictif pour ceux qui veulent quitter le réseau public pour le privé

«Chaque fois qu'on va au privé, ça coûte plus cher», dit-il

L'éducation

Jean-François Lisée entend aussi valoriser le travail des enseignants. «On sait qu'il y a un problème avec la formation des maîtres.»

«On devrait ajouter une année dans leur formation. En faisant ça et en appliquant la convention collective, on augmente de 10 % le salaire de tous les nouveaux enseignants», dit-il.

Il promet en outre une véritable gratuité scolaire pour les élèves du primaire et du secondaire. «Les familles qui doivent payer 300 $ au mois de septembre de chaque année pour les fournitures scolaires : ce n'est pas ça la gratuité scolaire», mentionne-t-il.

Pas de baisse, ni de hausse d'impôt

Jean-François Lissée n’est pas prêt à promettre de baisse d'impôt pour les Québécois, malgré le retour à l'équilibre budgétaire.

«Prenez-vous aussi l'engagement moral qu'il n'y aura pas d'augmentation d'impôt, de taxes, de tarifs ?", lui a demandé l’animateur Paul Larocque.

«Non. L'augmentation des tarifs doit suivre l'inflation ; mais pas l'inflation générale, l'augmentation doit suivre les revenus des ménages.»

Dans la même catégorie