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Recours collectif contre les retards de la STM

Une Montréalaise a déposé une demande de recours collectif contre la Société de transport de Montréal (STM) afin de se faire dédommager pour tous les inconvénients causés par les retards des bus et du métro. La valeur de cette action pourrait dépasser les 10 millions $.

Si la cour accepte le recours tel qu’il a été présenté, des centaines de milliers de personnes pourraient être admissibles à un dédommagement. En effet, toutes les personnes qui ont acheté des titres mensuels à la STM depuis mars 2014 et qui ont subi des retards de service pourraient être admissibles.

L'instigatrice de ce recours, Marion Croteau, espère se faire rembourser l'équivalent de 15% de tous ses titres de transport qu'elle a acheté depuis mai 2015 ainsi que les montants de ses courses de taxi à cause des retards du métro et des autobus.

Dans le document déposé à la cour, jeudi, elle indique avoir subi plusieurs préjudices causés par les retards de la STM, comme des rendez-vous professionnels manqués, des retards à son travail et l'obligation de réorganiser régulièrement son trajet avec des taxis.

«On va essayer de comptabiliser tous les préjudices des gens qui vont nous contacter. Ça va nous permettre d’estimer le montant global que nous demanderons. Mais ça va dépasser les 10 millions $», a expliqué Michael Simkin, l’avocat qui porte le recours de Mme Croteau.

On saura dans un an si le recours est accepté par la cour.

«C’est un peu plus complexe qu’un dossier avec juste une personne qui poursuit», a ajouté Me Simkin, qui pilote aussi le recours collectif contre la taxe rose, déposé le 14 février dernier.

Pas le premier recours

Ce n’est pas le premier recours collectif déposé contre un organisme de transport en commun.

En 2009, une requête a été déposée pour dédommager les usagers de l’AMT qui ont subi d’importants retards dans les lignes des lignes Deux-Montagnes et Vaudreuil-Hudson. Le recours avait finalement été réglé à l’amiable.

Le Regroupement des activistes pour l'inclusion Québec (RAPLIQ) a aussi intenté un recours collectif en 2015 contre la STM et l’AMT, car les stations de métro ne sont pas suffisamment accessibles aux personnes à mobilité réduite.

«Souvent, les recours, c’est pour changer une pratique problématique. Le problème dans le cas de la STM c’est qu’ils n’ont pas de politique de réclamation pour les usagers dans le cas des retards de service», a ajouté Me Simkin.

Mme Croteau et la STM n’ont pas souhaité commenter ce recours.

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