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Lanaudière

Des comprimés distribués dans un autobus scolaire

TVA Nouvelles

Un élève du primaire aurait distribué des comprimés d’une nature encore inconnue dans un autobus scolaire lundi matin à Saint-Paul, près de Joliette, dans Lanaudière.

Le jeune, qui serait en première année, aurait donné les pilules à une dizaine d’enfants lors du trajet en autobus alors qu’ils se rendaient à l’école La Passerelle, en mentionnant qu’il s’agissait de bonbons.

De nombreux parents ont contacté TVA Nouvelles par notre page Facebook pour nous faire part de cet événement.

«À un moment, il y a eu un brouhaha dans l’autobus, explique Guy Sirois, porte-parole d’Autobus Gaudreault. Les enfants se chamaillaient. Il y a un petit garçon qui était assis pas loin du chauffeur qui lui a montré un petit bocal et qui a dit ‘’c’est à cause de ça qu’ils se chicanent’’.»

Le chauffeur a alors confisqué le bocal. «Il ne savait pas ce que c’était, il pensait que c’était des bonbons», mentionne M. Sirois. Une fois rendu à l’école, le conducteur a remis les comprimés au garçon.

Un oubli du beau-père?

Selon ce que TVA Nouvelles a pu apprendre, les comprimés se sont retrouvés dans le pantalon de neige du garçon de 6 ans parce que son beau-père les aurait oubliés à cet endroit.

Une jeune fille qui en aurait consommé se serait plainte de maux de ventre une fois rendue à l’école. Sa mère est donc venue la chercher et l’a emmenée à l’hôpital. Elle se porte bien.

La Sûreté du Québec a confirmé avoir enregistré une plainte à ce sujet et ouvert une enquête, en collaboration avec l’école, la commission scolaire et la Direction de la protection de la jeunesse. Des enquêteurs se rendront à Saint-Paul afin de faire la lumière sur cette histoire.

Une analyse sera effectuée au laboratoire du corps policier provincial afin de déterminer la nature des comprimés. Selon certains parents, dont une mère qui a eu en sa possession un des comprimés, il s’agirait de speed, une puissante drogue chimique.

Une porte-parole de la commission scolaire des Samarres a indiqué à TVA Nouvelles que les enseignants ont donné de l’information à ce sujet à leurs élèves. Toutefois, jusqu’à jeudi matin, il n’avait pas été jugé nécessaire d’informer les parents.

La commission scolaire enverra finalement une lettre aux parents, mentionnant qu’«avant de diffuser une communication à tous, nous devons également nous assurer de colliger les faits réels».

Plusieurs parents à qui TVA Nouvelles a pu parler se sont dits choqués de la décision d’attendre pour les informer de cet événement.