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Un autre montant de 75 millions $ demandé pour réparer Phénix

Agence QMI

MATTHEW USHERWOOD/AGENCE QMI

D’une même voix, d’importants syndicats fédéraux exhortent le gouvernement Trudeau de prévoir une enveloppe de 75 millions $ dans son prochain budget pour réparer le fiasco créé par la mise en œuvre de son nouveau système de paye centralisé.

Les fonds supplémentaires devraient servir à embaucher du personnel et à former «convenablement» celui déjà en place afin de «reprendre le dessus» sur le système Phénix, en œuvre depuis maintenant un an.

«Injecter plus de fonds pour corriger les ratés du système, c'est bien la moindre des choses après un an d'embûches avec ce système», a commenté jeudi Debi Daviau, présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC).

Mme Daviau était entourée des dirigeants de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et de l'Association canadienne des employés professionnels (ACEP) lors d’une conférence de presse commune à Ottawa.

Les 75 millions $ exigés s’ajouteraient aux 50 millions $ estimés pour éponger les ratés du système de paye.

Ce dernier devait au départ faire épargner 70 millions $ aux contribuables canadiens, chaque année.

Mais les échecs du système se sont multipliés depuis son lancement. De sorte que des dizaines de milliers de fonctionnaires ont été trop payés, sous-payés ou privés de salaire.

Récemment, on apprenait aussi qu’environ 22 000 fonctionnaires fédéraux québécois ont reçu un relevé d’impôt erroné.

Appelée à réagir, la ministre des Services publics Judy Foote a affirmé que la demande d’investissement des syndicats est «actuellement évaluée».

«Nous travaillons en collaboration avec les syndicats ainsi que les autres ministères afin de trouver et mettre en œuvre des solutions aux problèmes au fur et à mesure qu’ils surgissent», a-t-elle commenté.

Cette semaine, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) ont annoncé que Phénix devrait rentrer dans l’ordre à la fin de l’été.

Mais le président intérimaire de l'Association canadienne des employés professionnels (ACEP) en doute.

«Je suis extrêmement sceptique», a réagi André Picotte.

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