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Radicalisation sur Internet

Un père dénonce la façon de faire de la GRC

TVA Nouvelles

Le père d’un jeune homme qu’on a tenté de radicaliser sur Internet dénonce la façon dont sa famille a été traitée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Les faits remontent à mai 2015 alors que l’homme, qu’on ne peut identifier en raison d’un interdit de la cour, a communiqué avec les autorités pour les informer que son fils qui avait alors 17 ans avait été approché via l’application Instagram dans le but d’être radicalisé.

Deux jours après sa plainte, le père a vu la GRC débarquer chez lui pour interroger, puis arrêter son fils, sans, semble-t-il, fournir d’explication.

Une perquisition a aussi eu lieu à la résidence familiale où des ordinateurs, des téléphones cellulaires et des clés USB ont été saisis.

«Il n'y avait pas cette nécessité d'arrêter afin de l'humilier devant tout le monde puis de dire: "un enfant qui s'apprêtait à partir faire le djihad"», a fait savoir le père de famille.

L’adolescent a par la suite été relâché et la famille a récemment appris qu’aucune accusation ne serait portée dans ce dossier.

«Ce que je demande à mon gouvernement, ce que je demande à la justice, c’est de mener une enquête et de me dire ce qui s’est passé. Pas plus que ça», a expliqué à TVA Nouvelles l’homme qui dit s’attendre à des excuses.

«Il est venu pour dénoncer une situation, dénoncer un recruteur sur Internet, se retrouve comme si c’était lui le criminel, comme s’il était un terroriste. Il s’est senti abandonné par son pays», commente pour sa part la criminaliste Maria Mourani, qui a accompagné la famille pendant son épreuve.