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L’un des pires criminels du Québec veut sa liberté

Normand Guérin, un des assassins du pont Jacques-Cartier veut être libéré.

Après 38 ans passés derrière les barreaux, pour avoir commis un des pires crimes de l'histoire du Québec, le meurtrier Normand Guérin comparaîtra à nouveau devant la Commission nationale des libérations conditionnelles du Canada lundi.

Il a jeté deux adolescents en bas du pont Jacques-Cartier avec son complice Gilles Pimparé en 1979, la mère d'une des victimes, Madeleine Hébert, s'oppose une fois de plus à sa libération.

«Quand je regarde le pont Jacques-Cartier, je vois le cimetière de mon fils Maurice.» Toute sa vie, Madeleine Hébert, va se battre pour conserver sa mémoire. «Je pense à lui tout le temps. On m'a enlevé sa vie!»

Maurice Marcil, avait 14 ans, et son amie Chantal Dupont 15 ans, lorsqu'ils ont été jetés en bas du pont Jacques-Cartier par Normand Guérin et Gilles Pimparé en juillet 1979.

Les criminels, armés d'un couteau et d'un fusil,les ont entraînés sur une passerelle située sous le pont. Ils ont violé à tour de rôle Chantal.

Guérin a affirmé en 2015 qu'il n'a pas fait de mal à Maurice. Il n'y aurait pas eu d'attouchements sexuels. «Je ne le crois pas, dit Madeleine Hébert. Je suis convaincu qu'il l'a agressé sexuellement!»

Son comparse,Gilles Pimparé, condamné lui aussi à perpétuité, a demandé à 7 reprises une libération conditionnelle. Elles ont toutes été refusées. Guérin, lui, va se présenter pour la troisième fois devant la Commission. En novembre 2015, il demandait une libération avec escorte et avait essuyé un refus. Il avait un risque élevé de récidive et était considéré comme un sadique sexuel.

À ce moment, il a avoué que c'est lui qui a décidé de tuer les deux adolescents, ce que Pimparé nous déclarait aussi lors d'une entrevue en 2010.

Guérin a déjà amorcé une thérapie pour les agresseurs sexuels au début des années 90 et une hormonothérapie pour diminuer ses fantasmes.

Malgré cela il a des obsessions pour des prisonniers plus jeunes. Il a reconnu que plusieurs crimes qu'il a commis, dont des viols, n'ont jamais été punis.

Madeleine Hébert sera présente à l'audience lundi au pénitencier Archambault pour lire une lettre, c'est son seul droit, ce que déplore Nancy Roy de l'Association des familles de victimes assassinées ou disparues.

«Mme Hébert ne peut pas vivre son deuil. Les criminels décident quand ils vont demander une audience devant la Commission nationale des libérations conditionnelles. On ne devait pas permettre des audiences pour des cas aussi lourds.»

Tant que Guérin n'aura pas tout dit, Madeleine Hébert souhaite qu'il reste derrière les barreaux. «Il est toujours dangereux. Je crains pour ma famille et la société.»

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