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Uber s'interroge sur la pertinence du permis 4C

Marie Christine Trottier

 - Agence QMI

JEAN-FRANCOIS DESGAGNÉS/AGENCE QMI

Uber demande que le permis de conduire de classe 4C, imposé aux chauffeurs de Uber et de taxi, soit revu et potentiellement fusionné avec le permis de conduire régulier.

«Pourquoi un chauffeur de classe 5 est considéré prêt à la conduite et pourquoi existe-t-il deux standards? Nous sommes d'avis qu'une seule classe serait plus consistante et bénéfique pour le public, les chauffeurs de Uber et de taxi», a affirmé Jean-Christophe de Le Rue, de Uber.

Il croit qu'il n'y a aucune évidence que l'imposition de ce permis contribue à la sécurité routière de manière significative.

«Le processus de vérification des antécédents judiciaires est un gage de sécurité pour l'ensemble des clients de Uber», estime M. de Le Rue. Il ajoute que les clients de Uber peuvent aussi assurer leur sécurité grâce à l'application, notamment par le système d'évaluation des courses.

Selon M. de Le Rue, ce permis constitue une barrière à l'entrée pour ceux qui veulent offrir un service de transport comme Uber ou devenir chauffeur de taxi. Il a également rappelé que les chauffeurs sourds, qui étaient capables de communiquer avec leurs clients à l'aide de l'application, ont été exclus parce que la classe 4C impose de passer un examen médical.

«Ils étaient en parfaite santé outre leur handicap et ils n'ont jamais été impliqués dans un accident», souligne-t-il.

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