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Premier baiser dans un télésiège et masturbation

TVA Nouvelles

Le procès de Bertrand Charest, cet entraîneur de ski alpin accusé de 57 chefs d'agressions sexuelles sur des adolescentes, a débuté ce matin au palais de justice de Saint-Jérôme.

Une première présumée victime, Chantal (nom fictif) a livré son témoignage, un moment éprouvant pour la jeune femme qui n’avait que 17 ans au moment des faits allégués.

Avec émotion, elle a raconté leur premier baiser dans un télésiège et la honte que sa relation avec l'entraîneur lui faisait ressentir.

Chantal le décrit comme un manipulateur qui jouait avec son estime personnelle. L'équipe canadienne féminine junior de ski alpin était à ses yeux une sorte de secte contrôlée par Bertrand Charest.

Entre 1997 et 1998, les attouchements aux seins et aux fesses auraient été tellement fréquents qu'elle n'arrive pas à les comptabiliser.

Lors d'un voyage à l'étranger, l'adolescente serait allée dans la chambre de Bertrand Charest pour visionner des vidéos d'entraînement. À ce moment, il y aurait eu masturbation.

Relations sexuelles non protégées

Puis, de nombreuses relations sexuelles non protégées seraient survenues, notamment chez l'accusé et dans des boisés. Cette proximité aurait rendu malade la présumée victime.

Chantal était stressée et se sentait coupable de tomber en amour avec un homme de 31 ans. Elle lui avait même écrit des lettres d'amour.

«Lorsqu'on vous envoie des lettres à la Saint-Valentin... Habituellement, la Saint-Valentin, c'est une journée d'amoureux. Alors, si c'est un bourreau, c'est difficile d'envoyer une lettre à un bourreau», affirme l’avocat de la défense, Jacky-Éric Salvant.

Bertrand Charest aurait demandé à la victime qu'elle ne parle à personne de leurs ébats. Il aurait même instauré un climat malsain entre les filles de l'équipe afin qu'elles ne se confient pas l'une à l'autre.

L'affaire a éclaté au grand jour quand Chantal a tout raconté à un membre de l'équipe sportive. Bertrand Charest, 51 ans, fait face à 57 chefs d'accusation, notamment d'agression sexuelle et de contact sexuel.

Charest aurait fait une douzaine de victimes, des jeunes âgées de 12 à 19 ans, dans les années 1990. Le procès devant le juge Sylvain Lépine devrait durer un mois.

-D’après un reportage de Kariane Bourassa

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