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Amir Khadir revient à la charge et réclame une enquête publique

Agence QMI

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

À la suite des nouvelles révélations du «Journal de Montréal», selon lesquelles des policiers de Montréal auraient reçu des pots-de-vin de la mafia en 2015, Amir Khadir a réclamé de nouveau, samedi, la tenue d’une enquête publique et transparente sur les pratiques du service de police montréalais.

«Les événements des dernières 24 heures donnent raison à Québec solidaire. Il y a une semaine, nous réclamions une enquête publique et transparente sur les pratiques du SPVM», a indiqué par voie de communiqué le député solidaire de Mercier, au lendemain de la suspension d’un des adjoints du chef de police Philippe Pichet.

«On le voit encore aujourd'hui avec les propos du mafioso qui étaient sur écoute: les problèmes du SPVM sont multiples, répandus et témoignent d'un système de commande défaillant, a-t-il ajouté. Tout cela nécessite une enquête approfondie qui permettrait de mettre à jour la protection politique qui a permis à ce système de perdurer si longtemps.»

M. Khadir estime qu’il est tout à fait inadéquat de confier l’enquête sur la police de Montréal à un autre corps policier, en l’occurrence la Sûreté du Québec.

«Afin de redonner confiance à la population, il faut éviter à tout prix que la police enquête sur la police. Les deux enquêtes annoncées par le ministre vont à l'encontre de ce principe élémentaire, malgré la nomination d'un commissaire indépendant», a-t-il déclaré.

«Ça nous prend une enquête publique, avec l'envergure nécessaire pour faire la lumière sur les ramifications politiques, car ce système ne peut agir que dans un climat d'impunité qui laisse craindre une protection politique», a-t-il ajouté.

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