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Des parents d'enfants handicapés se font refuser un crédit d'impôt

TVA Nouvelles

Des parents de jeunes enfants lourdement handicapés de la Montérégie s'opposent à une récente décision de Revenu Québec qui leur refuse un crédit d'impôt pour frais de garde d'enfants s'ils continuent à fréquenter un centre de répit et de stimulation de Longueuil.

Le Centre Petite Echelle de Longueuil est un centre de répit et de stimulation pour des enfants qui ont en moyenne de 4 à 5 ans. Environ 70 familles de la Montérégie profitent de ces services offerts 7 jours sur 7 en payant jusqu'à 7000 dollars par année.

L'organisme à but non lucratif existe depuis une vingtaine d'années. Jusqu'à maintenant, les parents pouvaient obtenir un crédit d'impôt pour les frais de garde. Revenu Québec a toutefois adressé une lettre à des parents qui ne peuvent plus se qualifier pour ces frais.

Julie Fortier débourse 5000 dollars par année pour sa fille de 5 ans lourdement handicapée.

«Ça peut représenter jusqu'à environ 30% du montant qui nous est retourné, donc peut-être 1500 près de 2000 dollars. Si on n'a plus le droit d'avoir ce crédit-là, il va peut-être falloir commencer à penser à l'envoyer ailleurs», explique Mme Fortier qui est représentante du comité de parents.

«Au début, on s'est fait dire par Revenu Québec que c'était parce qu'on offrait du un pour un. Après ça, Revenu Québec nous disait que c'est parce qu'on faisait de la stimulation», de dire Isabelle Julien, directrice du Centre Petite Échelle

Un fonctionnaire de Revenu Québec a même répondu aux parents qu'à l'avenir, ils devraient se trouver une place dans un centre de la petite enfance.

Des services adaptés

Étienne est autiste et il a aussi un trouble qui l'amène à manger presque tout ce qui lui tombe sous la main. «Quand on dit tout: les murs, les matelas, le sofa...», explique sa mère Émilie Wilford.

Zachary a 11 ans et vient au centre depuis 5 ans. Sa mère ne comprend pas la décision de Revenu Québec et craint que cela affecte d'autres centres.

«On est supposés mettre où ces enfants-là? Les enfants ont besoin du un pour un», d'ajouter Cindy Jean.

Ils ont écrit une lettre à la ministre Lucie Charlebois, de même qu'à Revenu Québec, qui a finalement répondu à TVA.

«Soyez assuré que nous allons faire le maximum pour répondre aux besoins des parents concernés tout en respectant les politiques fiscales en vigueur», a écrit Stéphane Dion, chef des relations publiques de Revenu Québec.

Sans ce crédit, de nombreux parents ne pourront plus avoir recours à ces services. «J'ai l'impression qu'on nous prend encore pour cibles alors que notre vie est déjà assez complexe comme ça», conclut Mme Fortier.

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