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Pas question d’une mise sous tutelle du SPVM, selon Anie Samson

TVA Nouvelles et Agence QMI

 - Agence QMI

La vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal et responsable de la sécurité publique, Anie Samson, a redit qu’il n’était pas question d’une mise sous tutelle du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

«Cela serait totalement ridicule (...) Il y a un ménage qui est en train de se faire à l’interne et nous allons suivre cela», a-t-elle fait savoir à la sortie de la Commission de la sécurité publique (CSP), mardi.

Mme Samson a dit qu’une mise au point au sujet de la crise au sein du SPVM avait eu lieu à la fin de cette commission. «Nous avons donné l’information dont nous disposons, c’est-à-dire celle qui est publique. C’est troublant pour tout le monde, mais la politique ne se mêle pas de cela», a-t-elle dit.

Anie Samson a indiqué qu’il fallait que l’enquête en cours se poursuive et que les policiers soient «pénalisés» s’ils ne respectent pas la loi.

«Mais je tiens à préciser que les 4600 policiers et policières travaillent fort et seule une minorité entache la crédibilité de cette profession», a-t-elle mentionné.

De son côté, le conseiller municipal de Projet Montréal, Alex Norris, estime que l’administration Coderre semble faire tout ce qu'elle peut pour éviter d'aborder le sujet.

«Je ne peux commenter la teneur précise des discussions qui se sont déroulées lors de la rencontre de la CSP, a-t-il dit. Toutefois, il m'apparaît absolument inconcevable que la crise au SPVM n'ait pas été l'objet principal des discussions, malgré la gravité de la situation», a-t-il souligné.

Pour sa part, l’Association qui représente les 122 officiers de direction de la police de Montréal a réitéré son appui aux initiatives du chef Philippe Pichet pour faire la lumière sur les allégations touchant le SPVM.

«Nous avons pleinement confiance aux instances faisant enquête sur le SPVM dont le groupe d’enquêteurs dirigés conjointement par la Sûreté du Québec et le Bureau d’enquêtes indépendantes», a fait savoir l’Association professionnelle des officiers de direction du Service de police de la Ville de Montréal.

«L’Association dénonce tout comportement répréhensible pouvant être identifié après enquête et consent évidemment à ce que les mesures appropriées soient prises. Ces comportements ne sauraient cependant refléter le travail de l’ensemble des officiers de direction, loyaux et intègres», a-t-on ajouté.

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