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La SPCA veut fournir 85% du service de contrôle animalier

Marie Christine Trottier | Agence QMI

CAMILLE GAIOR/24 HEURES/AGENCE QMI

La Société pour la prévention de la cruauté des animaux (SPCA) souhaite fournir seulement 85 % des services de contrôle animalier malgré qu'elle ait rompu son contrat actuel avec la Ville dans la foulée de l'adoption du règlement sur les pitbulls.

Montréal a lancé un appel d'offres le 20 février dernier afin de trouver un fournisseur en contrôle animalier pour 12 arrondissements, dont dix sont actuellement desservis par la SPCA.

L'organisme a annoncé en septembre dernier qu'elle ne fournirait plus de services canins si le nouveau règlement interdisant les pitbulls était adopté.

«La prestation des services canins aurait contraint la SPCA de Montréal à agir en conflit avec sa mission principale, a expliqué la SPCA mercredi par voie de communiqué. Ultimement, le refuge serait peuplé de chiens ciblés ou saisis par la ville simplement en raison de leur apparence physique», comme des pitbulls.

La SPCA estime qu'à cause de ses ressources limitées, elle aurait à euthanasier des chiens. En décembre, l'organisme a ainsi confirmé son retrait de cette dizaine d'arrondissements, tout en proposant à la Ville de fournir les autres services de contrôle animalier, notamment pour s'occuper des chats errants. Selon elle, cela équivaut à environ 14 000 animaux par année.

La Ville ne semblait toutefois pas d'accord avec cette proposition, puisqu'elle est allée en appel d'offres.

«Les arrondissements veulent parfois un guichet unique pour la gestion animalière, expliquait Benoît Tremblay, directeur général de la SPCA en décembre au «24 Heures». On pourrait donc perdre nos contrats. C'est un risque que ça amène la fin de notre collaboration avec la Ville, mais on l'a pris en considération.»

Si la SPCA ne remporte pas ce contrat partiel, cela représenterait des pertes d'environ 1 million $ pour l'organisme.