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400 000 décès par an dus aux mauvaises habitudes alimentaires

Agence France Presse

De mauvaises habitudes alimentaires pourraient être responsables de plus de 400 000 décès par an aux États-Unis en contribuant notamment à des maladies cardiovasculaires, selon une étude présentée jeudi à une conférence de l'American Heart Association qui se tient à Portland (Oregon).

Si les Américains mangeaient davantage de nourriture saine comme des fruits ou des légumes, et moins d'aliments gras et salés, plusieurs dizaines de milliers de vies pourraient être épargnées chaque année, a déterminé Ashkan Afshin, professeur de santé publique à l'Université de Washington, le principal auteur de cette recherche.

Les «gras trans», très mauvais pour la santé, ont été largement éliminés dans les produits alimentaires aux États-Unis, mais peuvent encore être contenus dans des biscuits, certaines margarines et d'autres aliments industriels.

«Les résultats de notre étude montrent que près de la moitié des décès résultant de maladies cardiovasculaires aux États-Unis sont évitables en améliorant le régime alimentaire», souligne le professeur Afshin.

Ces travaux s'appuient sur un ensemble de données remontant aux années 1990, dont une enquête nationale sur la santé et la nutrition (National Health and Nutrition Examination Survey) ainsi que sur des statistiques de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Plus de 600 000 personnes meurent annuellement d'une maladie cardiovasculaire aux États-Unis, soit un décès sur quatre.

L'obésité, le tabagisme, une mauvaise alimentation, le manque d'exercice et des facteurs héréditaires peuvent contribuer aux maladies cardiovasculaires.

Selon des statistiques de mortalité résultant ce ces pathologies cardiaques en 2015, les chercheurs ont déterminé que l'alimentation a joué un rôle dans le décès de 222100 hommes et de 193 400 femmes cette année-là aux États-Unis.

L'American Heart Association encourage une alimentation riche en fruits, légumes, fruits à coque, haricots, céréales entières et en laitage allégés ainsi qu'en poisson et volailles.