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Un homme contrôlant et immature, selon la 8e victime alléguée

TVA Nouvelles

La huitième victime présumée de Bertrand Charest a décrit l’entraîneur de ski comme un homme contrôlant et immature, jeudi, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Charest avait une «immaturité qui plaisait aux jeunes», a dit la femme au 6e jour du procès de l’entraîneur.

Selon la huitième victime alléguée, l’accusé posait beaucoup de questions aux skieuses sur les relations intimes.

«Il voulait savoir si j’avais eu des relations sexuelles ou si j’étais encore vierge», a-t-elle dit. À l’époque des faits qui lui sont reprochés, dans les années 1990, Charest aurait même interdit les relations entre des skieuses avec des membres masculins de l’équipe.

«Il voulait le contrôle total des skieuses», a ajouté la huitième victime présumée de l’entraîneur de ski.

La jeune femme, qui n’a pas été agressée sexuellement par Charest, a raconté au juge que l’accusé lui avait donné des «câlins trop longs» et «des baisers déplacés sur le coin des joues».

L’ex-entraîneur aurait par ailleurs instauré un rituel de mordre les fesses des skieuses.

La victime a dit qu’elle était devenue dépendante de lui. «Ses déceptions devenaient mes déceptions, ses réussites devenaient mes réussites», a-t-elle déclaré.

Selon elle, si elle refusait ses avances, il l'aurait ignorée sur le plan de l'entraînement.

La femme a donc quitté sa carrière de ski au Québec, «écoeurée» du climat malsain qui régnait avec Bertrand Charest, pour aller rejoindre une équipe aux États-Unis.

Le procès de Bertrand Charest, qui fait face à 57 chefs d'accusation impliquant 12 victimes mineures pour des accusations de nature sexuelle, va se poursuivre vendredi.

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