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Canada Alpin a suggéré à Bertrand Charest d’aller en thérapie

TVA Nouvelles

Les dirigeants de Canada Alpin ont suggéré à Bertrand Charest d’aller en thérapie après avoir été mis au courant des agissements de l’entraîneur de ski au début de 1998.

En février, alors qu’il était à Nagano pour les Jeux olympiques, le directeur des programmes de Canada Alpin a été informé d’allégations de comportement sexuel inapproprié de la part de son employé, Bertrand Charest.

Joze Sparovec a su d’une source sûre que l’entraîneur de ski avait des relations sexuelles avec les skieuses, a-t-on appris vendredi au palais de justice de Saint-Jérôme. Le dirigeant de Canada Alpin s’est rendu en France une semaine plus tard où Charest se trouvait en compagnie d’une équipe junior de ski.

Inquiet, Sparovec a rencontré les skieuses une à une et trois d’entre elles ont confirmé qu’elles avaient eu des relations sexuelles avec Charest. Sparovec, le supérieur immédiat de Charest, a dit avoir senti beaucoup de détresse et d’émotions au sein de l’équipe de l’entraîneur qui est aujourd’hui au banc des accusés.

Le directeur des programmes de Canada Alpin a confronté l’entraîneur de ski et lui a demandé de quitter les résidences et l’équipe sur-le-champ. «Il y a eu une certaine résistance de la part de l’accusé», mais il a obtempéré, selon Sparovec.

Deux semaines après la confrontation, une lettre a été envoyée à Bertrand Charest lui suggérant d’aller consulter, a indiqué brièvement Sparovec lors du procès.

Le supérieur immédiat de Charest a assuré avoir fait des suivis avec le président de Canada Alpin de l’époque. Des avis légaux ont informé l’entreprise que c’était aux skieuses de porter plainte si elles le souhaitaient.

En mai 1998, une plainte a été déposée à la GRC. Canada Alpin a offert son entière collaboration à l’enquête, mais aucune suite n’a été donnée à la poursuite.

On ne connaît pas le contexte de l’embauche et de la démission de Bertrand Charest.

L’entraîneur de ski fait face à 57 chefs d'accusation impliquant 12 victimes mineures pour des accusations de nature sexuelle.

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