/news/politics

L'accès aux rapports d'enquêtes contesté

La Société Radio-Canada s’oppose à ce que les dossiers et leur contenu soient remis à la commission chargée d’enquêter sur les pratiques douteuses des policiers dans le scandale des journalistes placés sous écoute. Et cela inquiète les commissaires qui craignent que ça ne retarde leur travail.

Les autres médias impliqués, TVA et La Presse, ont accepté la requête de la Commission Chamberland. Mais la société d’État exige qu’on lui permette d’abord d’expurger les documents de toute information menaçant la confidentialité des sources de ses journalistes.

«Nous avons un devoir impérieux, a dit Me Denis Cloutier, représentant la société d’État, qui supplante tous les autres: de protéger nos sources.»

«Tous les médias présents veulent la protection des sources. C'est évident. Sauf que Radio-Canada veut voir avant les autres médias, avant qu'il soit rendu public, le dossier pour pouvoir être capable de les protéger particulièrement», explique Me Bernard Pageau, avocat de Québecor.

L’avocat qui représente La Presse avait pourtant proposé de caviarder tous les noms figurant sur les documents. Mais cette mesure apparait insuffisante aux yeux de Radio-Canada.

Celle-ci soutient qu’elle est la principale visée par la requête et que les sources de ses journalistes seraient menacées par la publication des rapports d’enquête.

Les parties qui étaient devant le tribunal vendredi vont se retrouver le 16 mars prochain devant la Cour du Québec et un juge tranchera la question.

Dans la même catégorie