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Témoignage coup de poing de la 10e victime présumée

TVA Nouvelles

La dixième victime présumée de Bertrand Charest a raconté avec dégoût sa relation avec l’entraîneur de ski, mardi, au palais de justice de Saint-Jérôme.

À travers des propos forts et incriminants, la jeune femme a décrit les années de calvaire et d’enfer qui ont marqué sa relation avec l’entraîneur dans les années 1990.

Des premiers gestes déplacés auraient été commis par l’accusé alors que la jeune femme n’avait que 12 ans. Selon l’ancienne athlète, Charest aurait mis sa main entre les cuisses de l’adolescente pour remonter jusqu’à ses parties intimes.

Lorsqu’elle avait 15 ans, la 10e victime alléguée soutient avoir perdu sa virginité avec son entraîneur quand ils étaient en voyage en Europe pour une compétition. «Relaxe, ça va passer», aurait dit Charest à la victime lors de cette première relation sexuelle, car l’adolescente avait mal. C’est la gorge nouée par l’émotion que la jeune femme s’est confiée au tribunal.

La victime alléguée dit ne pas avoir eu le courage de repousser l’accusé à l’époque, mais qu’elle aurait souhaité le faire.

Dormir dans la baignoire plutôt qu'avec Charest

En 1997, la jeune femme a préféré dormir dans une baignoire pour éviter son entraîneur de ski. Elle et Charest ont dormi à l’hôtel à Toronto, car ils avaient manqué leur vol. Couchée dans le même lit que Charest, la skieuse a raconté ce moment marquant pour elle, car elle a eu ses premières menstruations ce soir-là. «Je sentais son érection tellement il était collé sur moi. Plus il se collait, plus je me déplaçais jusqu’à ne plus avoir de place dans le lit», a-t-elle dit. C’est ce qui a amené la femme a dormir dans la baignoire pour une partie de la nuit.

Tant à la résidence de Charest que dans des salles de bain d’hôtel lors de compétition, l’entraîneur de ski et son élève ont eu de multiples relations sexuelles complètes non protégées au fil des ans.

La 10e victime alléguée voulait avoir l’attention de son entraîneur. «Quand je lui disais non, je n’avais pas d’attention et il ne me coachait pas. Or, je voulais qu’il me coache», a-t-elle dit mardi.

Le contre-interrogatoire de la plaignante s'est déroulé mardi après-midi, au palais de justice de Saint-Jérôme. Une 11e victime alléguée doit livrer son témoignage mercredi.

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