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Vitrines fracassées, objets lancés, mais pas d’arrestations

Agence QMI

La traditionnelle manifestation contre la brutalité policière a été le théâtre, mercredi soir, de méfaits et d’affrontements entre policiers et manifestants à Montréal.

La situation a dégénéré aux environs de 20h15 lorsque quelques pièces pyrotechniques ont été tirées en direction des policiers vis-à-vis du quartier général du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), au centre-ville de la métropole. La centaine de manifestants, dont plusieurs étaient masqués, a ensuite rebroussé chemin sans affrontement.

Puis, une autopatrouille a été endommagée par des manifestants vers 20h30, qui l’ont tabassée à coups de bâton. Des vitrines, incluant celles de l’iconique magasin de La Baie d’Hudson au coin de l’avenue Union et de la rue Sainte-Catherine, ont aussi été fracassées par des contestataires.

Le SPVM a ensuite ordonné aux manifestants de se disperser après que des objets aient été lancés et des pièces pyrotechniques pointées en direction des policiers, a indiqué Emmanuel Couture, porte-parole pour le SPVM.

La manifestation a pris fin vers 21h15 avec la dispersion des participants. Aucune arrestation n’a été effectuée et personne n’a été blessé, a précisé le SPVM. Des policiers continuaient à patrouiller le secteur en fin de soirée.

Environ une centaine de manifestants ont décidé de braver la tempête pour exprimer leur opposition à la brutalité policière lors de ce rendez-vous annuel. Tout a débuté dans le calme vers 19h15, tandis que les manifestants se dirigeaient vers le centre-ville depuis l’arrondissement d’Hochelaga-Maisonneuve.

Sur la route, les participants se sont arrêtés le temps de prononcer des discours pour commémorer les morts de Donald Ménard et d’Alain Magloire, qui ont perdu la vie lors d’opérations policières qui ont mal tourné, respectivement en 2013 et 2014.

Contre le «nettoyage social» et la «gentrification»

Les manifestants s’étaient donné rendez-vous à 17h, à la Place Simon-Valois, située à l’intersection des rues Ontario Est et Valois.

«Parce que Place Valois rime de plus en plus avec nettoyage social et gentrification. Parce que le profilage social et la répression policière battent leur plein dans Hochelaga-Maisonneuve [...]», ont notamment écrit les organisateurs de la marche sur Facebook.

Comme c’est le cas chaque année, la 21e manifestation contre la brutalité policière a été étroitement surveillée par les policiers.

En 2016, aucun incident disgracieux n’avait été rapporté et aucun manifestant n’avait été arrêté. Cela faisait contraste avec les années antérieures, alors que plusieurs rassemblements s’étaient soldés par de la casse et des centaines d’arrestations.

Sur Facebook, une centaine de personnes avaient confirmé leur présence à la 21e manifestation annuelle organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP).

- avec la collaboration de Maxime Deland